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    Clique x Zoumana Camara – Part 1

    Voir Clique x Zoumana Camara – PART 2

    Nous nous sommes entretenus avec l’un des plus jeunes retraités de France : Zoumana Camara. Arrivé au Paris Saint-Germain en 2007, déjà présent pendant la période pré-Qatar du PSG, le défenseur emblématique du club vient de mettre un terme à vingt ans de carrière dont huit saisons au PSG. Depuis toujours, il est extrêmement apprécié, par le public comme dans le milieu du football.

    Mouloud : « Tu sais que tu es plus « Mashallah » des joueurs de foot ? (Mashallah est un terme arabe pour exprimer l’admiration, le fait de se retrouver face à quelque chose d’exceptionnel, NDLR). « A chaque fois que je parle de toi, on me dit ‘Mashallah’, il est bien ».

    Zoumana Camara :

    « Ca me met une pression. Quand on parle en bien de toi, il faut être à la hauteur de ce que les gens perçoivent ou voient de toi ».

    On lui demande comment il a vécu la saison qui vient de se terminer.

    « C’était une belle saison. Elle s’est couronnée par 4 titres, ce qui n’était jamais arrivé, encore, en France ».

    « On est un peu rentrés dans l’histoire du football Français et dans l’histoire du Paris Saint-Germain. Pour moi, c’est la boucle qui se boucle, après 20 ans de carrière ».

    Mouloud : « Tu savais que c’était ta dernière année ? »

    « J’avais annoncé que c’était la dernière. Mais après, tu te dis : s’il y a possibilité d’en refaire une, pourquoi pas. Mais au bout d’un moment, tu pèses le pour et le contre et tu te dis que c’est peut-être le moment de raccrocher ».

    Comment s’est déroulée sa dernière journée au PSG ?

    « C’était pas évident, (…) C’est une émotion bizarre, parce que tous les souvenirs te reviennent en tête… Tous les clubs où tu es passé. Tu te dis : ce soir, c’est la dernière ».

    « Et tu réalises parce que dans la journée tu reçois plein de messages, ‘bravo pour ta carrière, pour ce que tu as fait’. Et là tu te dis ‘Wow, c’est vraiment la fin’. « 

    Il nous raconte les instants qui ont précédé son dernier match…

    « On était à l’hôtel, on préparait le match. Un coéquipier m’envoie un message où il me remercie. Il me met deux photos. J’ai pleuré, pendant dix minutes. C’est sorti (…) Après je suis arrivé au stade, et j’ai vécu la soirée plus sereinement ».

    … Et ceux qui l’ont suivi, au moment où il tient, pour la dernière fois, la Coupe de France dans sa main. Haie d’honneur, clip vidéo, brassard de capitaine : ses coéquipiers lui ont rendu tous les hommages :

    « Pour moi, c’était l’apothéose. C’était une fin exceptionnelle ». « J’ai eu beaucoup de chance ».

    « De toute ma carrière, ma mère n’étais jamais venue dans un stade. C’était la première fois. » (…) « Il y avait des amis, j’ai invité quelques éducateurs, ceux qui me donnaient des chaussures quand j’étais plus petit ».

    « J’ai essayé d’inviter tous les gens qui m’ont aidé à faire le parcours que j’ai réussi à avoir », résume-t-il, ajoutant qu’il lui aurait fallu tout le stade pour pouvoir le faire correctement. Il se remémore ces instants accompagné de ses proches :

    « J’ai fait venir mes filles pour le coup d’envoi. Elles sont rentrées avec moi. Ma mère m’a demandé ‘Pourquoi moi, je ne suis pas rentrée ?’ – Je lui ai dit en déconnant « Parce que toi t’es capable de prendre le micro et dire : ‘Vous savez quoi mon fils il va continueeeer ! Il s’arrête pas !' ».

    Mouloud : « Elle a raison ta mère, tu vas continuer ». Et en effet, pas question pour Zoumana Camara de quitter le club :

    « Je vais continuer à travailler au PSG. (…) Je dois discuter avec eux et affiner tout ça ».

    Nous lui faisons remarquer qu’avec son ancienneté au PSG, son parcours professionnel dans les plus grands clubs d’Europe et son amitié avec les joueurs de l’équipe, il doit être inestimable pour le club, car il incarne son côté humain.

    « Je ne suis pas le seul. Il y a beaucoup de joueurs qui ont énormément de valeurs. La preuve, l’hommage que m’a rendu tout l’effectif. Les mecs, ce sont des grandes stars, ils ont connu de grands clubs… Et ce jour-là, ce qu’ils ont fait pour moi… À chaque fois, c’était spontané ».

    « Je ne sais pas si c’est le résultats qui ont fait ça, mais il y a quelque chose qui s’est créé entre nous ».

    Le PSG, ce n’est pas du fake, alors ?

    « Franchement, pas du tout ».

    Mouloud lui demande qui il aimerait voir jouer au PSG l’année prochaine :

    « C’est difficile de donner des noms (…) Nous, les joueurs, ce n’est pas qu’on a pas notre mot à dire. Mais président, coach, directeur sportif… Ce sont eux qui décident du recrutement ».

    Mouloud : « Est-ce que tu as ressenti de la crainte ou de la méfiance depuis que les Qataris sont arrivés au PSG ? »

    « Personnellement, non. Je pense que (l’arrivée des Qataris) a fait plaisir à tout le monde. On parle beaucoup plus du Championnat de France. Il y a beaucoup de grands joueurs et de stars qui arrivent en France, qui payent des impôts en France… ».

    L’argent des Qataris fait-il plus peur que l’argent des autres ?

    « Je ne sais pas, je ne sais pas pourquoi. En Angleterre, ça ne pose pas problème. Manchester City a été racheté, et ça ne pose pas de souci. Ils sont très contents. On a ce côté un peu traditionnel, on a du mal à léguer, à vendre à des étrangers, on veut que ça reste franco-français. Aujourd’hui, il faut se mondialiser ».

    Mouloud : « Et est-ce qu’il y a des étrangers qui font plus peur que d’autres ? »

    « Peut-être… Avant QSI, le PSG appartenait à un fonds américain, Colony Capital, et ça ne posait pas de souci ».

    Suite dans la deuxième partie de l’interview…

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