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    Tags d'Azyle sur des voitures de la RATP

    Retour sur l’affaire Azyle

    En ce lundi férié, on a le temps. Clique vous propose donc de vous replonger dans la carrière de la légende du graffiti, qui sort tout juste de son procès contre la RATP.

    Azyle aurait du être jugé le 7 octobre dernier. Le célèbre graffeur parisien s’était exprimé sur Clique à cette occasion. Le procès a finalement été décalé, et s’est tenu le 2 mars dernier à la Cour d’Appel de Paris. Arrêté en 2007 après 17 ans de carrière dans le graffiti, on lui reproche trois années de dégradation des biens de la RATP, de 2004 à son interpellation. Il était revenu avec Mouloud sur sa carrière et ses rapports avec la justice.


    Membre de la « BAK », pour Brigade Anti-Keufs, Azyle est une légende vivante du graff parisien. Son procès a été l’occasion d’exposer la longue liste de ses faits d’armes : les voitures des métros, bien sûr, mais aussi le Concorde. L’alter-ego de Sylvain, quadragénaire qui travaille dans l’automobile, est un artiste sans concessions. Loin des street-artists exposés en galerie, Azyle a tenu à rester anonyme toute sa carrière et n’a jamais rien vendu. Karim Boukercha nous avait raconté le parcours de ce puriste du graff.

    Relire « Le Droit d’Azyle », une histoire en deux parties de Karim Boukercha.

    La RATP exige aujourd’hui 195 000 € de dommages-intérêts à Azyle. Un montant que l’artiste juge injuste. Il affirme que la RATP ment sur ses capacités de nettoyage. Il en avait apporté la preuve dans un deuxième entretien avec Clique : l’entreprise vantait en 1995 un produit révolutionnaire, le Grafforange, capable de nettoyer 1m2 de graff en moins de 3 minutes. L’entreprise avance pourtant le chiffre d’une heure de travail par mètre carré.

    CLIQUE TALK – AZYLE : « La RATP s’est prise à son propre piège »

    La saga judiciaire d’Azyle contre la RATP touche bientôt à sa fin. Le procès aura permis d’ouvrir une vraie conversation sur la question de l’entretien des transports en commun. Derrière le combat d’Azyle contre la RATP, c’est toute une culture, celle du graffiti et du tag, qui s’est vue interroger. Désormais médiatisée, diluée par endroits dans le monde de l’art plus classique, la culture graff continue pourtant à s’exprimer, dans la rue, les souterrains et les métros, dans sa forme la plus brute. Et personne n’a été plus représentatif de cette vraie nature du graff qu’Azyle. Le verdict devrait tomber le 4 mai prochain.

    Société Azyle Clique x Azyle

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