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    Dites au revoir à vos cotons-tiges en plastique : la Commission Européenne veut les interdire

    85% des déchets marins dans le monde sont constitués de plastique. Afin de lutter contre ce fléau, la Commission européenne a décidé de proposer une série de mesures qui s’inscrivent dans sa « stratégie sur les matières plastiques ».

    Nous mangeons, nous respirons, nous « vivons » plastique. Si vous n’êtes pas convaincu de cela, commencez par répondre à ce quizz de nos confrères de L’Obs :


     Le Quizz « Ces objets contiennent-ils du plastique ? » de L’Obs.

    « Nous produisons en moyenne 300 millions de tonnes de plastique par an, et on estime qu’entre 8 et 12 millions de tonnes finissent dans nos océans – l’équivalent d’un camion poubelle chaque minute » expliquait l’ONG Greenpeace dans un texte publié en mars 2017.

    Comme on vous l’explique depuis plusieurs années (voire décennies maintenant) : le plastique est une matière qui, en raison de sa décomposition très lente, est extrêmement polluante. Tout le monde sait… Sauf si vous faites partie de ces personnes qui croient que le réchauffement climatique est une conspiration des Chinois.


    Une du numéro « Planète ou Plastique ? » du National Geographic.

    Les déchets plastiques sont omniprésents dans les mers et les océans, si bien qu’un septième continent aurait vu le jour sur la planète, fruit de l’accumulation de déchets plastiques dans certaines zones. On l’appelle la « soupe de plastique » (bon appétit) :

    Photo de Dimitar Dilkoff

    Mais le plastique ne se contente pas de former un continent aussi gros que de trois à six fois la France, il a aussi intégré la chaîne alimentaire : les oiseaux et espèces marines l’ingèrent, ce qui les tue immédiatement par étouffement, ou plus lentement en remplissant leur estomac jusqu’à ce qu’elles meurent de faim.


    Campagne de communication de l’ONG WWF.

    Nous n’échappons pas à la règle : en consommant des produits de la mer, nous ingérons également des microparticules de plastique. Un constat duquel l’ONG SurfRider Foundation s’est inspirée pour sa campagne de communication. De quoi dégoûter les adeptes des sushis :


    « Ce qu’on trouve dans l’océan se retrouve dans votre estomac : des études récentes estiment que les poissons de la Côte ouest (des États-Unis, NDLR) ingèrent plus de 12 000 tonnes de plastique par an. » – Campagne de communication de l’ONG Européenne Surfrider Foundation.

    « Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastiques finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments »,  explique Frans Timmermans, le premier vice-président de la Commission européenne, chargé du développement durable.

    La Commission européenne a dressé une liste des « dix produits en plastique à usage unique que l’on trouve le plus couramment sur les plages de l’Union ».

    Dites au revoir aux bâtonnets de coton-tige en plastique, aux couverts, aux assiettes, aux pailles, aux bâtonnets mélangeurs de café : ils sont désormais en passe d’être interdits … Ou du moins quand des solutions peu coûteuses de remplacement existent.

    Au delà de cette black-list, le projet prévoit la mise en place d’un système d’étiquetage de certains produits pour informer de manière plus claire le consommateur sur son impact écologique. Les bouchons des bouteilles en plastique, quant à eux, devront désormais être attachés à la la bouteille. En bref, la Commission européenne a proposé toute une série de mesures qui entend diminuer le nombre de déchets plastiques échoués sur les côtes littorales européennes… Qui alimentent un problème mondial :

    Rich Horner, dans les eaux de Nusa Penida en Indonésie

    Une prise de conscience collective plus que nécessaire, bien qu’elle semble très limitée : elle ne prend pas en compte certains problèmes comme les microplastiques ou les bouteilles en plastique, qui peuvent mettre mille années à se décomposer (pourtant, des solutions existent). Un petit pas en avant, donc, dans cette longue marche vers le respect de la planète.

    Si vous souhaitez agir à votre échelle, suivez les conseils de Greenpeace France qui publiait déjà en 2017 une liste des gestes à adopter pour réduire l’impact des plastiques sur les océans :

    • Chaque fois que vous voyez des déchets, ramassez-les et jetez-les de manière appropriée.

    • Réduisez votre consommation, réutilisez, recyclez vos produits.

    • Soyez un consommateur responsable, et faites votre possible pour éviter les produits dont l’emballage est excessif, en particulier lorsqu’il s’agit de produits jetables.

    • Faites pression pour des équipements de recyclage de meilleure qualité et plus nombreux dans votre quartier.

    • Participez aux initiatives locales de nettoyage de cours d’eau, rivières et plages, ou organisez-en une vous-même. Ces opérations ne sont pas une solution miracle, mais elles sont très efficaces pour attirer l’attention sur le problème plus grave de nos océans.

    • Si vous habitez en région côtière ou au bord d’un cours d’eau se jetant dans l’océan, vos égouts amènent probablement les déchets directement en mer. Soyez conscient de ceci, ainsi que de toute autre source potentielle de pollution marine dans votre région. Battez-vous pour leur disparition.

    • Soyez très conscient de votre empreinte écologique. Prenez des décisions allant dans le sens du changement, et dites non au « tout jetable ».

    Image à la Une : Greenpeace UK 

    Société Commission européenne développement durable

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