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    Oldyssée, la banque de données des souvenirs

    Du haut de ses 21 ans, Hugo Vermot veut « réconcilier les générations en écrivant des anecdotes du passé ». Il vient de lancer le site Oldyssée, qui compile et permet de partager les « plus belles histoires de vieux ».

    « Vos vieux ont de la valeur, ne les laissez pas prendre la poussière »

    Le principe du site est simple. N’importe qui peut, après s’être identifié par mail, proposer une anecdote recueillie auprès d’une personne âgée. Il peut s’agir d’une histoire drôle, du récit d’une rencontre, d’anecdotes de guerre ou d’expériences insolites. Comme celle d’Hugo, justement. « Ce qu’on me dit de mon grand-père », dit-il dans un sourire, « c’est qu’il me trempait les lèvres dans le pastis quand j’étais vraiment tout bébé ».

    Histoire de vieux, une anecdote

    « On est parti de l’idée qu’on a tous une histoire de famille qui traîne, même lorsqu’on a pas connu nos grands-parents », explique Hugo, qui a créé le projet avec neuf autres étudiants en édition et communication de l’IESA Multimédia, à Paris. Par l’écriture du souvenir, Hugo cherche à raviver des liens devenus si évidents qu’on les oublie presque. « Ces moments où on appelle nos grands-parents pour avoir des nouvelles, ou encore la petite visite du dimanche ».

    « Les plus touchantes, ce sont les histoires de guerre »

    Il y a de tout, sur Oldyssée. C’est une histoire de guerre qui a le plus marqué Hugo. Celle du grand-père de l’un de ses amis, soldat. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il échappe à la mort grâce à une flasque insérée dans sa veste au niveau du coeur, qui le protège des balles. Hugo raconte aussi celle d’une petite grand-mère, persuadée d’avoir sauvé deux jeunes femmes d’un accident de voiture grâce aux aboiements de son chien, et de ce jeune homme qui acquiesce, pour lui faire plaisir.

    Histoire de vieux anecdote 2

    Au-delà du lien social, le projet s’inscrit aussi dans une perspective historique. Il apporte, rappelle Hugo, un « témoignage direct et non détérioré ». A travers les anecdotes individuelles, c’est la « grande Histoire » qui se dessine en creux. D’ailleurs, rien n’empêche les personnes âgées de venir enrichir ces néo-archives. Il leur suffit, une fois sur le site, de cocher la case « Je suis un vieux ». Une fois le projet consolidé, il sera légué à une association qui lutte contre l’isolement des personnes âgées, explique le jeune homme. « Sûrement Génération 14-18, ou bien les Petits Frères des Pauvres ».

     

    Société Archives Histoire

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    Laura Aronica
    Rédactrice en chef adjointe
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