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    Comment le Spotify Wrapped peut carrément vous faire sombrer dans l’angoisse

    Alors que les tops des artistes et des morceaux les plus streamés par les abonnés de Spotify ont inondé les réseaux sociaux depuis ce mercredi 30 novembre, certains auditeurs flippent face à cette avalanche de stats. Et ce n’est pas qu’une histoire de plaisirs coupables.


    Qui dit fin d’année, dit Noël mais aussi Spotify Wrapped. Tops musicaux, playlists personnalisées et infographies à partager sous forme de stories… Cette campagne marketing est devenue une tradition pour la plateforme et ses concurrents, avec Apple Music Replay et My Deezer Year. Mais ce « cadeau » des applis de streaming offre parfois une bonne dose de stress, comme l’expliquent certains auditeurs sur
    Twitter.

     

    Même phénomène sur Reddit, où d’autres ironisent aussi à propos de leur anxiété du Spotify Wrapped. « Parfois, je suis obsédée par des chansons que je ne trouve même pas bonnes, je les écoute en boucle pendant une semaine puis j’en ai honte », lit-on ainsi sur le subreddit Popheads.

    Autre exemple : « Mon mari utilise mon Spotify et écoute littéralement la même playlist en rentrant du travail tous les jours ». Certains racontent carrément faire exprès d’écouter des morceaux sur YouTube pour « ne pas gâcher le top 5 » et s’assurer de pouvoir le montrer sans honte à leurs amis.

    « Ce que nous écoutons est généralement une manifestation de qui nous sommes vraiment » (la psychologue Dina El Adlani)

    Nos habitudes d’écoute révélées par la data peuvent en fait contredire l’idée qu’on se fait de notre propre personnalité, décrypte la psychologue Dina El Adlani pour Stylist. « Ce que nous écoutons est généralement une manifestation de qui nous sommes vraiment », analyse-t-elle. Résultat : l’impression d’être jugé quand la musique qu’on écoute dans notre coin est en décalage avec la manière dont nos proches nous perçoivent d’habitude.

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    La psychologue cite aussi d’autres « sources d’anxiété », comme le « sentiment de perte de contrôle » quand on se rend compte « à quel point notre vie personnelle peut être réduite à des algorithmes » ; ou encore « l’association de certaines musiques à des moments négatifs qui ont pu se produire au cours de l’année », de quoi nous faire revivre des émotions un poil anxiogènes. Le tout étant renforcé par la pression sociale qui nous pousse à partager nos tops sur les réseaux.

     

    Mais si la peur du Spotify Wrapped s’explique grâce à la psychologie, le succès du phénomène aussi. Exploitation du sentiment de nostalgie, narcissisme, conformisme numérique, gamification, syndrome FOMO (« fear of missing out », la peur de rater un événement social et de se sentir exclu), mise en compétition des utilisateurs pour les inciter à comparer leurs stats…

    Comme le résume ce billet d’un think tank spécialisé dans les sciences comportementales, les mécanismes sur lesquels repose la campagne marketing pour susciter un maximum de hype ont permis de booster les téléchargements et le temps d’utilisation de l’appliBref, de son côté la plateforme de streaming n’a vraiment pas de quoi devenir anxieuse.

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