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    Les élections régionales en 6 questions

    Les dimanches 6 et 13 décembre 2015, les électeurs français sont appelés aux urnes afin de renouveler les conseils régionaux. Mais, en fait… ça sert à quoi les élections régionales ?

    Pour quoi vote-t-on ?

    Initialement prévues en mars dernier, en même temps que les élections départementales, les élections régionales ont été reportées aux 6 et 13 décembre 2015. La cause : le redécoupage des régions, dont le nombre a été réduit de 22 à 13 l’année dernière. Les électeurs vont alors élire les nouveaux conseillers généraux.

    Comment fonctionne le mode de scrutin ?

    Dans chaque région, plusieurs listes vont s’affronter pour remporter la majorité au sein du conseil régional. Ces listes sont paritaires et menées par une tête de liste, le futur président de région en cas de victoire. Le nombre de sièges à pourvoir varie d’une région à l’autre : le nombre d’élus est proportionnel au nombre d’habitants.

    Le scrutin se déroule en deux tours, ou un seul, si jamais une liste obtient plus de 50% des voix dès le premier tour. À la suite des résultats du premier tour, les listes ayant reçu moins de 5% des suffrages exprimés sont éliminées. Sont qualifiées au second tour, toutes celles qui ont obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, ce qui peut conduire à des triangulaires, voire des quadrangulaires. Les listes ayant obtenu entre 5 et 10% peuvent fusionner avec des listes qualifiées au second tour.

    Est-il trop tard pour faire une procuration ?

    Il est possible de faire une procuration jusqu’à la veille du scrutin. Néanmoins, il faut compter un délai d’acheminement et de traitement de la procuration auprès de la mairie. Pour faire une procuration, il suffit de se rendre au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie le plus proche.

    Qu’est-ce qui change par rapport à 2010 ?

    La carte des régions a été transformée depuis les dernières élections régionales. En comptant auparavant 22, la nouvelle carte des régions sera réduite à 13, en France métropolitaine. Ce redécoupage entrera en vigueur le 1er janvier 2016. Les régions ont, pour la plupart, fusionné avec une ou deux de leurs voisines, à tel point que certaines sont devenues gigantesques (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées ou Auvergne-Rhône-Alpes). D’autres (Bretagne, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Ile-de-France) ont, elles, échappé à ce redécoupage.

    Depuis 2010, les conseils généraux possèdent aussi davantage de pouvoirs.

    À quoi vont servir vos futurs élus ?

    Le conseil régional a pour mission principale de « promouvoir le développement économique » du territoire, comme l’explique la réforme territoriale . La région est par exemple la seule collectivité à pouvoir distribuer des aides aux entreprises. Elle s’occupe de la formation professionnelle et gère les ports et les aéroports. Le conseil régional est, par ailleurs, responsable de la construction et de l’entretien des lycées publics, et possède quelques compétences en en matière de culture, de sport et de recherche.

    Autre prérogative importante de la région : les transports. Responsable de l’organisation des liaisons ferroviaires (TER), elle est désormais en charge des transports routiers en dehors des agglomérations, ce qui jusqu’ici, était du ressort des départements.

    Quel parti est favori ?

    Le scrutin s’annonce compliqué pour la gauche qui possède actuellement 21 des 22 régions métropolitaines, seule l’Alsace est à droite. Les Républicains et l’UDI, malgré leur alliance, pourraient, comme le PS, pâtir d’une forte poussée du Front national, notamment après les attentats du 13 novembre. Le FN est, pour l’instant, annoncé comme favori en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Société Élections régionales Politique

    Commentaires
    Fanny Marlier
    Journaliste
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