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    La jeunesse de Damas reprend le contrôle sur ses nuits

    La vie reprend à Damas. Dans la vieille ville de la capitale syrienne, les bars ont réouvert, et les jeunes Damascènes reprennent peu à peu leur vie d’avant. Le photographe Omar Sanadiki a saisi dans ses clichés une atmosphère festive qui recommence à se propager.

    Dans ces rues du centre ville de la capitale de nouveaux bars ont réouvert, et la fréquentation de ces derniers ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que la situation se pacifie aux abords de la ville. Dans ces lieux de fête que se réapproprie progressivement la jeunesse damascène, on discute, on échange de tout, sauf de la guerre qui a fait plus 260 000 victimes depuis le mois de mars 2011.

    Les stigmates des conflits se ressentent encore dans la capitale. En témoignent les bouchons provoqués par les nombreux checkpoints militaires, et des échanges de tirs lointains se font toujours entendre dans certains quartiers de la ville. Néanmoins, des efforts sont faits par de nombreux jeunes qui veulent reprendre leur vie d’avant, leur vie normale.

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      La fête reprend peu à peu ses droits à Damas. 

    Au 80s Bar, certains fument tranquillement leur chicha, pendant que d’autres s’époumonnent devant un match de foot dans une atmosphère qui ne semble pas avoir connu les atrocités des conflits. « Jamais on aurait vu cela deux ans auparavant, et c’est en train de s’accélérer encore plus », confie Nicolas Rahal, designer de 23 ans.

    Coincés entre la peur d’être appelé par l’armée syrienne, et une vie quotidienne devenue extrêmement compliquée, dans un pays où l’inflation bat des records, le choix de l’exil s’est posé pour nombre de Damascènes.

    Partir et devenir réfugiée, Dana Ibrahim y a pensé. Mais la jeune femme de 21 ans ne veut pas quitter Damas :

    «Quand j’ai commencé à voir la vie reprendre ici, j’ai décidé de rester. Je ne veux pas être une réfugiée ».

    Ce n’est qu’une petite phrase mais elle est précieuse. Elle rappelle que les réfugiés syriens, avant d’être condamnés au départ, avaient une famille, des amis, un travail, une vie – celle-là même qui commence à reprendre, timidement, pour la jeunesse damascène.

    Le reportage réalisé par Reuters est à lire (en anglais) sur le site du quotidien israélien Haaretz. 

    Photographie à la Une © Omar Sanadiki.

    Société Damas Fête

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