Les réseaux sociaux
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    « Is social media creating Generation Insecure?‏ » by Elizabeth Kesses

    When I was a teen I suffered from crippling low confidence - I was bullied, hated my appearance, but after school I could shut the door on the horrid world outside and hide in the safe confines of my family.

    Now nowhere is safe. The challenges of the playground have entered children’s bedrooms via social networks and devices have permeated every aspect of their life.

    I have mentored young women through Dove and GirlGuiding in recent years, and sat on discussion panels debating the pros and cons of social media for young people, and it’s clear that social media and the highly visual, digital world we now inhabit have created new stresses and strains for today’s teens. So Childline’s findings this week that the anxieties of children in 2016 are vastly different to those in 1986 is no surprise.

    Confidence comes from accepting who you are and liking it. At the age of 10/11 when puberty hits there is a‎ natural tendency to dislike parts of you, and feel shy and withdraw even. Seeing yourself in a mirror can be painful and photos are often avoided. But social media has made this impossible.

    Rather than having the space and privacy to develop and evolve naturally children as young as 6 and 7 are being thrown into a world of fake boobs, plumped lips and hyper-sexualised role models – from popstars to reality stars who have achieved fame for their looks.

    It is no wonder three quarters of ten year olds are worried about their weight and 6 out of ten of them have stopped ‎swimming or playing sport due to low body confidence. Social networks have also redefined friendship. Interactions are virtual and cursory, making real life communication more difficult. Indeed youngsters will fearlessly delete friends, write nasty comments or post videos of ‘who is pretty and who is ugly’ from behind their device or pc, yet they would not dare do the same in person.

    There are also new quantifiable measures of popularity that have become daily obsessions. Having less than 10 likes of a comment or photo means you are a ‘loser’, above 100 and you’re cool. To gain likes teens will pose for hours to create the perfect selfie and there is also a growing trend for girls to pose in ‘glamour’ poses to up their likes, following their idols such as the Kardashians. Little do they know that most celebs airbrush their photos before uploading. Trends such as hot dog legs (are your thighs skinny enough to look like chipolatas) and the bridge (are your hips bony enough to create a bridge in your bikini) fly around like wild fire, again immersing young girls in a world of appearance and narcissism.

    All of this is creating a false sense of reality – one ‎that is eating away at their time and confidence. For it is well proven that exterior perfection doesn’t create lasting resilience. Even Hollywood stars known for their beauty such as Nicole Kidman and Angelina Jolie lack self-belief.

    Positive psychologist Prof Seligman claims that real confidence comes from identifying one’s natural gifts – creativity, charity, organisation, communications and surely the web must have a role to play with this. But so far such positivity-enforcing messages ‎have been overshadowed by those of image obsession.

    As parents, we can miss the corrosive effect of this (often hourly) exposure, especially as we aren’t present in these forums. Having an older babysitter or young godparent on the friends list of your child can be a non-intrusive way of keeping an eye on things.

    It is for this reason I have written the books The Ugly Little Girl. As a miserable teen I also craved an imaginary world where I could escape to, filled with ‘Oddbods’ like me. We need this sanctuary even more today.

    Of course, the causes of low self-esteem go far beyond social media. Much of our conversation is ‘fat talk’ – who is slim and who isn’t, and today we are spending more and more time on our make up and hair. It is as if we have created new shackles for ourselves, despite having greater equality in other spheres of life.

    It is definitely time social media companies woke up to the responsibility they carry in prompting these new trends, that are now becoming entrenched habits. And as parents, siblings, godparents, friends, we need to ask for more. We would not let our children roam around in an unsupervised, 18-rated and potentially harmful area in real life, but we have no problem allowing it virtually. We have surely had enough tragic cases of teen suicides from cyberbullying and grooming abductions. 2016 has to be the year we take back control of our children’s well-being and self-esteem.

    Les réseaux sociaux créaient-ils une insécurité générationnelle ?

    Quand j’étais adolescente, j’était paralysée par mon manque de confiance en moi – on me tyrannisait et je détestais mon apparence. Mais je pouvais fermer la porte à l’horrible monde extérieur, et me cacher dans le confinement sécurisé de ma famille.

    Désormais aucun endroit n’est sans danger. Les défis de la cour de récréation sont entrés dans la chambre des enfants. Ils imprègnent tous les aspects de leurs vies via les réseaux sociaux et les appareils technologiques.

    J’ai encadré de jeunes femmes à travers Dove et GirlGuiding ces dernières années. Je me suis assise dans des débats, qui pesaient le pour et le contre des réseaux sociaux pour les jeunes personnes. Il est clair que les réseaux sociaux et le monde profondément visuel et digital que nous habitons ont créé de nouvelles sources de stress et de tensions pour les adolescents d’aujourd’hui. Les conclusions de Childline ont révélé cette semaine que les anxiétés des enfants en 2016 sont très différentes de celles des enfants en 1986, et ce, sans surprise.

    La confiance vient par l’acceptation et l’appréciation de ce que nous sommes. À l’âge de 10, 11 ans, quand la puberté arrive, nous avons une tendance naturelle à ne plus nous aimer, à nous sentir timide et à même nous replier sur nous-même. Se regarder dans un miroir peut être douloureux et à cet âge, les photos sont souvent évitées. Mais les réseaux sociaux ont rendu cela impossible.

    Plutôt que d’avoir l’espace et une intimité pour se développer et évoluer naturellement pour des enfants aussi jeunes que 6 ou 7 ans, nous sommes jetés dans un monde de faux seins, de lèvres repulpées et de mannequins hyper sexualisés – des popstars aux stars de télé réalité – qui ont atteint la gloire grâce à leur apparence.

    Il n’est pas étonnant que le trois quart des enfants de dix ans s’inquiètent de leur poids et que six enfants sur dix aient arrêté de nager ou de pratiquer un sport à cause d’un manque de confiance d’un manque de confiance dû à leur physique. Les réseaux sociaux ont aussi redéfini l’amitié. Les interactions sont virtuelles et superficielles, rendant la communication dans le monde réel plus difficile. En effet, derrière leurs ordinateurs, les enfants auront de moins en moins d’inhibition lorsqu’il s’agira de supprimer des amis, écrire de vilains commentaires ou de poster des vidéos décrétant « qui est beau et qui est moche », mais ils n’oseraient pas le faire en personne.

    Les nouvelles façons de mesurer la quantité de la popularité sont devenues des obsessions quotidiennes. Avoir moins de 10 « likes » sur un commentaire ou une photo veut dire que tu es un perdant, et plus de 100 « likes » que tu es cool. Pour gagner des likes, les adolescentes vont poser pendant des heures pour obtenir le selfie parfait. Il y a aussi une tendance grandissante de la part des filles, de poser d’une manière « glamour » pour augmenter le nombres de likes, en suivant l’exemple de leurs idoles les Kardashians. Seules peu d’entre elles savent que la plupart des célébrités retouchent leurs photos avant de les poster sur les réseaux sociaux. Les tendances comme « les jambes hot dog » (êtes vous assez maigre pour ressembler à des chipolatas ?) ou « le pont » (vos hanches sont-elles assez osseuses pour créer un pont avec votre bikini ?) flottent comme un feu sauvage, en immergeant à nouveaux les filles dans un monde d’apparence et de narcissisme.

    Tout cela créé un faux sens de la réalité – un sens qui mange le temps et la confiance des jeunes filles. Il est bien prouvé que la perfection extérieure ne créé pas pour autant de la force intérieure. Même les stars hollywoodiennes connues pour leurs beautés comme Nicole Kidman ou Angelina Jolie manquent de confiance en elles.

    Le Professeur Seligman, psychologue positif (sic), clame que la réelle confiance vient de l’identification, par chacun, de ses dons naturels – créativité, charité, organisation, communication. Pour sûr, le web doit avoir un rôle à jouer là-dedans. Mais jusqu’à présent, ces messages d’application positive ont été éclipsés par ceux de l’obsession de l’image.

    En tant que parent, nous pouvons rater l’effet corrosif de toute cette (constante) exposition, notamment si nous ne sommes pas présents sur ces forums. Avoir une baby-sitter plus âgée ou une jeune marraine dans la liste d’amis de votre enfant peut être un moyen non-intrusif de garder un œil sur tout cela.

    C’est pour cette raison que j’ai écrit le livre « the Ugly Little Girl » (la Petite Fille Moche). Dans la peau d’une adolescente misérable, j’ai rêvé un monde imaginaire où je pouvais m’enfuir, rempli de « personnes étranges » comme moi. Nous avons besoin de ce sanctuaire, encore plus aujourd ‘hui.

    Bien sûr, la cause de la faible estime de soi n’est pas seulement une question de réseaux sociaux. La plupart de nos conversations tournent autour de la corpulence des gens – on parle de qui est mince, qui ne l’est pas -, et nous passons de plus en plus de temps aujourd’hui à nous occuper de nos cheveux et de notre maquillage. C’est comme si nous nous étions créé de nouvelles entraves plutôt que parvenir à atteindre un équilibre entre toutes les sphères de nos vies.

    Il est définitivement temps que les réseaux sociaux se réveillent quant à leurs responsabilités qu’ils portent en enracinant ces nouvelles tendances. En tant que frères et sœurs, parrains et marraines, amis, nous devons demander plus. Dans la vie réelle, nous ne laissons pas nos enfants errer dans un endroit sans surveillance, interdit au moins de 18 ans, et potentiellement dangereux. En revanche, nous n’avons aucun problème à l’autoriser virtuellement. Il y a déjà eu trop de cas de suicides d’adolescents pour « cybertyrannie » et d’enlèvements. 2016 doit être l’année de la reprise de contrôle de la bonne santé de nos enfants, ainsi que de leur confiance en eux.

    Société Génération Insécurité

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