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    Le Gros Journal avec Kim Chapiron : « Quand on va en Guyane on s’imagine la fièvre de l’or, l’enfer vert… C’est bien plus fou que tout ça »


    Le Gros Journal avec Kim Chapiron, l’intégrale… par legrosjournal

    Ce soir dans le Gros Journal, à l’occasion de la diffusion du premier épisode de la série « Guyane » sur Canal+, Mouloud Achour reçoit le réalisateur Kim Chapiron. À défaut de forêt, c’est au Parc Floral de Paris qu’ils évoquent le tournage de cette création originale Canal+ en Guyane, entre moiteur tropicale et fièvre de l’or. Kim Chapiron raconte un tournage hors-normes : les trajets en pirogue dans une des plus grandes forêts du monde, le casting sur place, et un plateau où tout le monde parlait cinq langues. Il confesse surtout être parti chercher la folie… et l’avoir trouvée ! Ce soir sur Canal+, retrouvez les deux premiers épisodes de « Guyane », création originale Canal+ en 8 épisodes.

    Mouloud Achour : Comment ça va Kim Chapiron ?
    Kim Chapiron : Ca va très bien !

    Pourquoi est-ce qu’on est là ? Pourquoi est-ce que tu nous as demandé de mettre notre plateau ici ?
    Parce qu’on a essayé de recréer la forêt amazonienne à Paris.

    C’est un effet que tu as mis ici ?
    Ouais ouais ouais, ça a été un peu compliqué à mettre en place, mais ça marche plutôt bien.

    Tu es à Paris, tu vas bientôt repartir en Guyane. Explique-nous pourquoi tu es allé en Guyane une première fois.
    On vient de terminer une série d’aventure criminelle qui se passe entièrement en Guyane. C’est une série qui se passe dans le milieu de l’orpaillage légal et illégal, et c’est l’histoire d’un jeune étudiant de l’école des Mines qui se retrouve projeté dans la folie du trafic de l’or.

    C’est quoi, l’orpaillage ?
    Notre série parle du trafic d’or réel, contemporain.

    L’orpaillage, c’est le trafic d’or ?
    On retourne la terre, c’est à dire qu’on lave la terre pour récolter des poussières d’or. C’est le travail des orpailleurs, la série parle avant tout de ces gens-là.

    Ta signature, sur tous tes films, c’est de révéler des gens qui n’étaient pas forcément destinés à faire du cinéma. Est-ce que tu peux me parler des castings, des gens qui étaient sur place et de leur vie avant de jouer dans la série ?
    Généralement, sur le plateau on se retrouvait avec des gens qui parlaient quasiment tous cinq langues. C’est un carrefour assez incroyable de cultures qui viennent vraiment de partout. On a Ivan Télémaque qui joue le caïd de là-bas que tu avais apprécié dans la bande-annonce, Maurilio qui joue un orpailleur… et lui pour le coup, sa mère était vraiment orpailleuse.

    C’est ce qui est troublant quand on regarde la série, c’est qu’il y a des gueules qu’on ne voit pas dans les séries…
    On a eu un grand casting qui s’est fait sur le territoire en se promenant dans des villages. On a tourné au village de Kaw. Il faut savoir qu’on dormait tous en forêt et on devait faire une vingtaine de minutes de pirogue pour aller sur le plateau où il n’y avait aucune communication possible, et on se retrouvait avec tous les acteurs, tous les techniciens en rase-forêt… On s’est fait héliporter tout le matériel. Ça faisait partie en tout cas de l’ADN du projet de se projeter dans l’enfer vert qui, quand on sait le regarder, procure quand même une belle émotion.

    Qu’est-ce que tu as vu de plus fou là-bas ? Pendant le tournage, c’était quoi le truc le plus fou ?
    Déjà, c’est le rapport à la forêt. On parle quand même…

    (rires) Il faut savoir que ça fait vingt ans qu’on se connaît lui et moi. Je ne l’aurais jamais imaginé me dire un jour dans sa vie : “c’est le rapport à la forêt qui m’a ému”.
    C’est le rapport à la forêt ! Ce qu’il faut savoir quand même, c’est que la quasi-totalité du territoire guyanais est une forêt, qui est une des plus grandes forêts du monde. On parle de fromagers, une sorte d’arbre magique qui mesure plus de quarante mètres de haut… Rien que de voir ça en vrai, c’était assez impressionnant.

    Un arbre peut être émouvant ?
    Un arbre est émouvant, quand on sait vraiment bien le regarder. Et donc, dans cette forêt, on retrouve une masse d’animaux assez fous. Au hasard, je peux parler du capybara, qui est une sorte de sanglier avec une tête de castor et une queue de rat. Ça procure une émotion assez forte aussi, ou toutes sortes d’insectes comme le ver macaque, la fourmi-scorpion. On a souvent des rapports avec ce genre d’insectes ou bien des theraphosas, ou des matoutous qui sont des grosse mygales. C’était la première fois de ma vie que je voyais ça.

    Tu nous as fais un cadeau pour cette émission, c’est que tu nous as réalisé une Carte Blanche tout le long du tournage de la série Guyane. On regarde la Carte Blanche de Kim Chapiron et après on parle de ce que cet homme est devenu après avoir fait cette série.

    Carte Blanche !

    Est-ce que tu as eu la fièvre tropicale sur le tournage ? Est-ce que tu es devenu fou à un moment ?
    Déjà c’est une quête sans fin que j’essaye de vivre tous les jours.

    Tout ton quotidien est fait d’une dose de folie…
    J’essaye de la chercher partout, et là justement on m’avait rencardé. Apparemment il y avait une grande folie à disposition et j’y suis allé, je dirais que c’est même la raison principale. Donc on parle de la fièvre de l’or, on parle de l’enfer vert, tout ça en effet. C’est à dire que, quand on va là-bas, on s’imagine tout ça, et j’ai envie de dire… c’est bien plus fou que tout ça.

    Le Gros Journal CANAL+ Guyane

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