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    enrico macias à l'olympia

    Enrico Macias en 5 points

    Ce soir dans le Gros Journal de CANAL +, c'est autour d'un bon couscous que Mouloud Achour reçoit Enrico Macias alias La Légende. Petite exploration des beaux moments de sa carrière, en cinq extraits vidéo.

    Enrico vous rend n’importe quoi entraînant. En 1966, Enrico Macias et Dalida sont invités sur le plateau de l’émission de variété Âge Tendre et Tête de bois (dont le nom est d’ailleurs inspiré de la chanson de Gilbert Bécaud). « Nino Ferrer, Enrico Macias et Adamo, oho, ohohohoho » : comme le veut la tradition, le duo interprète le générique de fin en musique, ici sur l’air du « Flamenco » de Dalida. La partie d’Enrico Macias – qui se lâche sur les vocalises de l’introduction – prouve qu’en bon chanteur Méditerranéen il peut donner un tour réjouissant à tout et n’importe quoi : jamais une énumération de noms n’aura été aussi festive.

    Son rôle dans La Vérité si je Mens est légendaire. C’est simple, Enrico Macias est né pour ce rôle de papa-poule juif. Cette scène du dîner, issue du deuxième volet de la trilogie, est le genre de passage revu 100 fois sans lassitude, que l’on finit par connaître par cœur et où l’on appuie sur « pause » entre chaque réplique pour avoir le temps de rire comme il faut. Mode d’emploi pour contrecarrer une journée morose : appuyer sur play, regarder jusqu’au bout, recommencer.

    Sa carrière est une belle exploration de l’exil. « Non je n’ai pas oublié », « Paris tu m’as pris dans tes bras », « Les filles de mon pays », « Les gens du Nord » ou ses nombreuses reprises, sur scène, du classique « Ya Rayah » (« Toi l’émigré » en arabe) : Enrico Macias a construit une grande partie de sa carrière sur les sentiments de déchirure et de mélancolie liés au départ. L’immigration, l’accueil, la découverte d’une terre nouvelle et les envies de retour n’ont jamais cessé d’inspirer ses morceaux. Écoutez, ci-dessus, « J’ai quitté mon pays » – peut-être le plus beau, certainement le plus actuel.

    Il a le sens de la famille, qu’il a toujours embarquée sur scène. Son père Sylvain d’abord, puis sa fille Jocya, avec laquelle il a notamment interprété « Pour ton Mariage » en 1992, tous les soirs sur scène à l’Olympia (un morceau dans la même veine que « Il tempo passa e se ne va » d’Adriano Celentano : un père adresse un message plein d’amour à sa fille qu’il n’a pas vue grandir). Début janvier, c’est son petit-fils Symon, la vingtaine, qui l’a accompagné sur cette scène mythique. Sans compter son album en hommage à son beau-père, le grand Cheikh Raymond assassiné en 1961, qui a enseigné à Enrico son art et lui a présenté l’amour de sa vie, Suzy.

    Il chante en français, en arabe et en hébreu (et même en grec et en arménien). Enrico Macias, né à Constantine en Algérie et qui se définit lui-même comme « juif d’origine berbère », revendique l’héritage musical de la région et l’invoque à chaque concert. Ça ne rate jamais : la salle perd la tête. Pour l’anecdote, on a vu tout un Olympia (moyenne d’âge 70 ans…) dodeliner sagement de la tête tout le long de la première partie, avant de bondir aux premières note de musique orientale… Et concurrencer n’importe quel public rap en restant en transe, à base de youyous et de pas de danse endiablés, pour tout le reste du spectacle.

    Photographie à la Une © Enrico Macias L’Oriental – « Il est comme le soleil », un site web de fan comme on n’en fait plus.

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    Laura Aronica
    Rédactrice en chef adjointe
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