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    Pour les Chinois, de l’air en canette importé d’Australie

    Faire acheter aux Chinois de l’air frais en canettes pour leur permettre de traverser les rues sans étouffer : c'est le nouveau concept d'une société australienne, "Green & Clean Air".

    On connaissait les masques dotés de filtre pour pouvoir absorber un minimum de particules fines, désormais les Pékinois pourront acheter des inhalateurs d’air dits frais. « Green and Clean Air », une société australienne, propose ainsi de l’air fraichement comprimé aux quatre coins de l’Australie pour permettre aux Chinois, de respirer autre chose que de l’air pollué.

    image.imgtype.articleLeadwide.620x0Une canette d’air contiendrait entre 130 et 140 grandes inspirations. 

    C’est lors d’un voyage en Chine effectué l’an dernier que les Australiens John Dickinson et Theo Ruygrock ont remarqué la différence flagrante entre la qualité de l’air chinoise et celle présente dans leur pays. À leur retour, a germé l’idée de pouvoir faire profiter à tous un air d’une qualité supérieure. Leur cible principale : Pékin, qui ne cesse de battre des records en terme de pollution atmosphérique, notamment avec l’épisode de « l’Airpocalypse » de 2015 où la capitale chinoise avait été placée en alerte rouge par le gouvernement.

    Face à cette crise écologique touchant particulièrement les piétons pékinois, les deux entrepreneurs australiens flairent le bon coup marketing. En plus de vouloir vendre de l’air propre, les deux Australiens promettent un air qui vient d’ailleurs, un ailleurs paradisiaque qui ferait voyager les utilisateurs au coeur de l’Océanie. Interrogé par la journaliste Jenni Ryall pour le site Mashable, John Dickison résume l’objectif qu’il s’est fixé avec la commercialisation de cet air.

    « Vous savez quand vous allez dans un endroit superbe tôt le matin et que vous prenez cette première longue inspiration et que vous vous sentez vivant et revigorés ? C’est ce qu’on pense avoir capturé dans nos canettes ».

    Pour pouvoir profiter de cet air goût eucalyptus ou embruns marins, les consommateurs devront se délester d’une somme de 20 dollars australiens (soit 13 euros environ) pour chaque canette. Un cout financier qui s’accompagne d’une emprunte environnementale lourde. L’utilisation de plastique et d’aluminium pour la mise en canette, ainsi que le transport de ces bonbonnes parfumées ne constituent en rien une solution écologique viable dans le problème de la pollution atmosphérique à Pékin. Un peu cher pour prendre l’air.

    Photographie à la Une © Green and Clean Air. 

    Société Australie Chine

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