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    Une secrétaire de Brooklyn lègue 9 millions de dollars à des étudiants défavorisés

    C’est le genre de récit qu’on adore, de ceux qui nous redonnent foi en l’humanité : celui d’une secrétaire d’un cabinet d’avocats de Wall Street qui a économisé en secret toute sa vie pour léguer à sa mort près de 9 millions de dollars aux étudiants défavorisés de Brooklyn.

    Chaque jour, jusqu’à ses 96 ans, elle a fait 45 minutes de métro pour se rendre au travail. Elle a continué à vivre dans son deux-pièces à Brooklyn. Et surtout, elle a été très patiente : c’est dans le plus grand des secrets que Sylvia Bloom a amassé une grande fortune au fil des années. Dans son entourage, personne ne connaissait son projet. C’est sa nièce qui, en triant les papiers après sa mort, a découvert le trésor qu’elle cachait :

    « J’ai réalisé qu’elle avait des millions et qu’elle n’avait jamais rien dit. Je pense qu’elle se disait que ça ne regardait qu’elle », explique Jane, sa nièce, au magazine le New York Times.

    Madame Bloom a indiqué vouloir que la plus grande partie de cet argent soit utilisée pour financer des bourses d’études pour élèves dans le besoin – à la Beyoncé. Un cadeau de taille dans un pays où une année d’université peut coûter jusqu’à 60 000 $ (frais de scolarité, chambre, nourriture). Et ces prix continuent d’augmenter, endettant chaque année un peu plus les étudiants américains.

    Sylvia Bloom et son mari dans leur deux pièces de Brooklyn.

    Comment fait-on pour accumuler autant d’argent avec un salaire de secrétaire ? Dans le cas de Sylvia Bloom, il a suffi d’un peu d’audace et de perspicacité. Son poste lui permettait de suivre de près le cours de la bourse, elle a décidé d’en faire bon usage.

    « C’était une époque où les secrétaires géraient toute la vie de leur patron. Quand l’un de ses boss lui demandait de passer un ordre d’achat en bourse, elle achetait pour elle les mêmes actions, en plus petit nombre », explique sa nièce.

    Si elle a choisi de soutenir les étudiants de Brooklyn, c’est que durant son adolescence, elle a connu la difficulté de suivre des études tout en étant démunie. « Elle savait ce que c’était de ne pas avoir d’argent. Elle avait beaucoup d’empathie pour les autres personnes dans le besoin et voulait que tout le monde ait une chance » raconte un de ses proches.

    Née de parents originaires d’Europe de l’Est, elle grandit à Brooklyn pendant la Grande Dépression, l’une des plus grandes crises financières du pays. Elle obtient son diplôme en suivant les cours du soir d’une école publique et travaille en parallèle durant la journée afin de joindre les deux bouts.

    C’est grâce à son expérience, son courage et ces micro-investissements que Sylvia Bloom a pu constituer ce trésor qu’elle lègue aujourd’hui par simple générosité et en toute humilité.

    Image à la Une : New York Times 

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