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    POURQUOI ON L’AIME : Dragon Ball Super

    Diffusée depuis un an et demi au Japon, "Dragon Ball Super" est la série animée que l'on n'attendait plus. Après une longue montée en puissance, elle est devenue l'un des projets les plus excitants de ces derniers mois et débarquera en France sur Toonami à partir du 17 janvier 2017. Explications et, en exclusivité, le premier trailer français.

    Super (définition) : Préfixe du latin « super », au-dessus de, exprimant une supériorité dans la qualité ou le degré ; familièrement, indique que quelqu’un, quelque chose est exceptionnel, supérieur, extraordinaire.

    Dans son nom même, Dragon Ball Super s’est mis la pression dès le début : être une version améliorée de Dragon Ball, le monument des mangas. Mission impossible ? Ça dépend des points de vue. Mais pour apprécier DBS à sa juste valeur, faisons un détour par une autre série animée culte : South Park, et plus particulièrement sa saison 20, diffusée actuellement.

    Member berries

    Dans les derniers épisodes de South Park, le monde est en proie à une menace terrible : les member berries, des fruits magiques qui font revivre aux héros les meilleurs moments de leur enfance et les plongent dans une nostalgie léthargique.

    L’épisode VII de Star Wars ! Le reboot de Ghostbusters ! Les rééditions d’Air Jordan ! Le retour d’A Tribe Called Quest !

    Autant de doudous qui nous réconfortent en nous plongeant dans une époque où tout était plus simple – et tant pis si le retour vers le passé engendre des présidents extrémistes ou des reprises de Claude François par M. Pokora.

    Dragon Ball Super, c’est un smoothie de member berries : une série qui extrait le meilleur du jus original et en propose une version concentrée, conçue sur mesure pour rendre dingues les fans nostalgiques. Et… ça marche. On vous explique pourquoi.

    1. Dragon Ball Super supprime Dragon Ball GT

    1995. Dans le dernier de ses 42 tomes officiels, le manga Dragon Ball se clôt sur la victoire de Son Goku contre le démon Boo. Dans les ultimes pages, l’histoire fait un saut de dix ans dans le futur. On y retrouve Goku au grand tournoi d’arts martiaux de la Terre (le fameux Tenkaichi Budokai) ; le héros fait match nul contre Oob, la réincarnation humaine, jeune et gentille de Boo.

    Goku décide alors de prendre Oob sous son aile et part avec lui vers de nouvelles aventures – et tant pis si sa famille est laissée en plan. Larmichettes sur les joues des lecteurs et lectrices, et soupir de soulagement pour l’auteur Akira Toriyama, qui se consacre au projet corps et âme depuis 1985.

    Goku OOb

    Son Goku, un père (et grand-père) indigne

    Le seul problème, c’est que Dragon Ball et sa série animée Dragon Ball Z sont alors au sommet de leur popularité. Pour satisfaire les fans inconsolables, une nouvelle série est produite… mais sans l’implication de Toriyama. Diffusée dès 1996, Dragon Ball GT se déroule après les événements du tome 42. Pendant une soixantaine d’épisodes bordéliques, on découvre un univers futuriste dans lequel Oob a grandi, Goku est redevenu un gosse et où le Cyborg C17 pourrait être le styliste de SCH. Le résultat est mitigé mais les fans s’en contentent, faute de mieux.

    Super C17 de la Cité des Tarterêts

    Capsule sur Namek je l’ai pas louée, pas louée

    2015 : à la surprise (et l’excitation) générale, le studio Toei Animation révèle qu’il produit une nouvelle série d’animation intitulée Dragon Ball Super. L’annonce s’accompagne de trois infos de taille :

    – Akira Toriyama est impliqué dans le développement,
    – L’histoire de la série se situe dans les dix ans entre la défaite de Boo et le tournoi dans lequel Oob apparait,
    – Tout le monde s’accorde pour donner à Dragon Ball GT le même statut qu’à Indiana Jones IV, aux Bronzés 3 ou à l’album de Jay Z avec Linkin Park : on va faire comme s’il n’avait jamais existé. Et tant pis pour l’inspiration vestimentaire de SCH.

    « Cela faisait dix-huit ans que nous n’avions pas produit de série animée Dragon Ball ! La sortie de Dragon Ball Super est extrêmement importante pour nous, en particulier en France, nous confie Mr. Ryuji Kochi, vice-président de la Toei. « La France est un marché capital en Europe, grâce au Club Dorothée. Cette émission a fait découvrir l’animation japonaise sur le continent, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles nous avons choisi d’implanter nos bureaux européens à Paris. »

    2) Dragon Ball Super règle des histoires qui traînent

    À l’heure actuelle, une soixantaine d’épisodes de Dragon Ball Super a été diffusée à l’étranger, et la Toei a annoncé qu’ils en produiraient « au moins une centaine ». Pour ne rien vous spoiler, on vous dira juste que la série introduit de nouveaux personnages et univers tout en restant très cohérente avec l’œuvre originale.

    Mieux encore : DBS revient sur des histoires (ou des détails) qui étaient restés plus ou moins en suspens et y apporte des conclusions.

    « C’est Mr Toriyama lui-même qui conçoit les intrigues », nous dit Mr Ryuji Kochi, vice-président de Toei Animation. Et ça se sent : la série fait preuve d’un souci du détail (et d’une passion du clin d’oeil) qui ravira même les fans les plus hardcore. Par contre, désolés de vous prévenir : Son Gohan reste un gros tocard.

    goku likes this

    3 ) La série bénéficie ENFIN d’une réalisation à la hauteur de ce que mérite Dragon Ball

    Est-ce que vous avez fait l’essai récemment ? Revoir les épisodes de Dragon Ball Z (notamment l’arc contre Cell) s’apparente à un mauvais repas de famille : dans les souvenirs c’est génial, mais quand on y est, le temps n’avance pas et on s’ennuie vite. La raison ? Deux en fait : à l’époque, les 291 épisodes de la série étaient produits à la chaîne avec des moyens relativement réduits. Ensuite, nos standards de qualité sur les séries et l’animation sont montés en flèche au cours des vingt dernières années – et c’est tant mieux.

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    Toei Animation l’a compris : si les premiers épisodes de Dragon Ball Super ne sont, justement, pas supers au niveau de la réalisation (ils réinterprètent les deux derniers films sortis), des pétitions des fans et une remarque directe de Toriyama ont poussé le studio à monter drastiquement en qualité en cours de production, allant même jusqu’à retoucher des épisodes pour leur sortie en Blu-Ray/DVD.

    Sur les épisodes les plus récents, le design des personnages est irréprochable et cohérent, les couleurs et lumières sont magnifiques, l’animation est archi-fluide et se permet même des effets dignes des meilleures superproductions d’animation. Et… c’est la moindre des choses.

    Le point culminant : les monstrueux combats aériens des épisodes 57 et 65, qui nous ont fait hurler devant notre écran. Un seul reproche est parfois formulé : certains trouvent que la nouvelle bande-son est en dessous de celle de Dragon Ball Z.

    4. Dragon Ball Super nous sert TOUT ce qu’on aime

    Venons-en au cœur du sujet : les member berries. Selon l’âge et la période auxquels vous vous êtes intéressé(e) aux aventures de Son Goku, le nom Dragon Ball va vous évoquer différentes choses : des combats cosmiques (si vous l’avez découvert avec la saga de Freezer), des embrouilles temporelles (passion Trunks du futur) ou, plus modestement, des petites culottes et des nez qui saignent si vous êtes un fan de la première heure.

    La grande réussite de Dragon Ball Super se situe là : la série synthétise absolument TOUT ce que vous aimiez dans l’œuvre originale. Comme une expérience du Dr. Gero, elle est génétiquement conçue pour s’adapter à tous les fans de la franchise. Plus clairement :

    Qui que vous soyez, si vous avez aimé Dragon Ball au cours des trente dernières années, DBS aura une dose pour vous.

    Goku gif

    Et quand on dit que la série est un festival de fan service, le mot est faible. Le pire ? Ca fonctionne à fond, et on se surprend à frissonner devant des séquences comme cela ne nous était pas arrivés depuis les grands moments de la jeunesse de Son Gohan (mais pourquoi t’es devenu comme ça, Gohan ? POURQUOI?)

    Voici une liste de ce que vous trouverez dans DBS et qui devrait vous évoquer quelques souvenirs : du second degré, des blagues nulles, des bastons épiques, des tournois avec des adversaires farfelus contre lesquels il faut ruser, des moments de sacrifice, un vœu culotté d’Oolon, Vegeta qui se remet d’une humiliation, des personnages nuls qu’on imagine super forts (et inversement), des démons à enfermer dans des ustensiles de cuisine, Goku contre Vegeta, Vegeta contre Freezer, des enfants surpuissants, des techniques pour multiplier sa force, de la fusion, des situations désespérées, des planètes au nom de bouffe, des futurs dystopiques, des chorés débiles et…. des transformations évolutives trop stylées. Bon, et des épisodes de remplissage catastrophiques aussi, même si les arcs s’enchaînent très vite.

    La série va jusqu’à s’offrir le plaisir de remettre au premier plan des personnages qui étaient dans le gouffre : Yajirobé, Pilaf, Mai et Tortue Géniale se retrouvent avec de vrais rôles, tandis qu’on a même droit à des cameos d’Arale, de l’indéboulonnable Francky N°8 et à un clin d’œil à la force Ginyu.

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    « Sérieusement ?! On va avoir un rôle récurrent ?! »

    Un seul mystère reste entier, et il concerne Krilin : pourquoi porte-t-il constamment un t-shirt TACOS ? Est-ce qu’il s’entraîne pour défoncer le #gigatacos du jeudi soir ? Une chose est sûre : il a bien vieilli, tout comme Goku, Bulma, Chichi et… les lecteurs du manga.

    5. Et c’est le dernier point…

    On réalise alors que cela fait trente ans que tous marchent côte à côte. Qu’ils ont désormais des responsabilités, des entourages différents et des activités auxquelles on ne les prédestinait pas forcément. Et qu’ils s’en accommodent. Tout simplement parce que c’est la vie. Mais aussi parce que – on aime le penser – ils savent que, derrière leur petite routine quotidienne, il y aura toujours une histoire folle et des moments mémorables entre potes qui vont leur tomber dessus au moins une fois par semaine.

    Alors oui, le monde réel fait la gueule et 2016 a été une année dégueulasse. Mais à une époque où les plus grosses séries TV du monde s’appellent The Walking Dead et Game of Thrones (qu’on adore mais dont chaque épisode peut vous laisser prostré en PLS), l’optimisme, l’humanisme, la joyeuse régressivité et les montées épiques de Dragon Ball Super sont exactement ce dont on avait besoin.

    Resservez-nous un bol de ces délicieuses member berries svp.

    “On veut tous quelque chose de nouveau, mais qui nous rappelle les choses qu’on aime ! » South Park S20E01 (2016)

    Dragon Ball Super sera diffusé en France sur Toonami à partir du 17 Janvier 2017. En exclusivité, nous vous présentons ici le trailer officiel de la VF.

    Nous en avons également profité pour aller à la rencontre des doubleurs historiques qui sont les voix de Dragon Ball depuis 30 ans :


    Et si vous êtes collectionneur, les produits dérivés de la série (notamment des figurines Bandai) devraient arriver vers la fin 2017.

    Images : Toei Animation

    Pourquoi on l'aime Beerus Dragon Ball Super

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