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    CLIQUE EXCLU : Zimmer, « We Are Infinite »

    Le dernier extrait de l'EP "Coming of Age", qui sort aujourd'hui sur Roche Musique.

    Qui es-tu ?
    Je suis Baptiste, j’ai 27 ans, et je fais de la musique sous le nom de Zimmer depuis 4 ans. J’ai grandi en France et un peu aux États-Unis, à Los Angeles et à San Francisco.

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    Comment définirais-tu ta musique ?
    Ma musique, c’est de la house calme. Non. Pas calme ! C’est nul, comme mot. Plutôt feel good, ensoleillée et un peu nostalgique en même temps.

    Cela fait 4 ans que tu fais de la musique, mais ton premier EP sort seulement aujourd’hui ?
    Ça a été un long processus… J’étais DJ avant d’être producteur. J’ai commencé avec tout ce qui était « Nu Disco ». Les mecs qui m’ont donné envie de produire, c’est Aeroplane et Breakbot. Mon EP, lui, est un peu plus deep.

    Le nu-disco c’est très soleil premier degré, je voulais faire un truc qui ait un peu plus de profondeur.

    Disons que ma musique garde ce côté accessible, mais qu’il y a différents niveaux de lecture. Il y a une tension « nostalgie versus euphorie ». C’est un peu mélancolique… Mais il y a toujours un happy end.

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    Tu es sur Roche. Tu peux me parler du label ?
    Ça ne fait qu’un an que j’y suis. Les mecs, je les connais depuis 4 ans, quand je suis arrivé à Paris, on s’est rencontrés lors d’une soirée au Nouveau Casino, on est d’abord devenus potes. L’année dernière j’étais sur Disco Texas, un label portugais, mais j’ai eu envie d’être sur un label ici, à Paris.

    > Le SoundCloud de Zimmer 

    Pourquoi ce besoin de produire ?
    J’ai eu envie de sortir du cliché de l’artiste Soundcloud qui fait des remixes. J’ai écrit 20 démos pour arriver à ces 4 tracks. Chacun de ces morceaux représente une facette de ma musique. Le premier est plutôt lent, mais avec un groove hyper fort. Le deuxième est un peu plus pop, mais dans le bon sens du terme j’espère. Le troisième est complètement planant et atmosphérique. Et le dernier, c’est carrément de la pop indie.

    Tu es un peu plus connu aux Etats-Unis qu’en France il me semble ? 
    Oui je pense, d’ailleurs j’espère que cet EP va rééquilibrer ça. Comme j’avais ce truc de double culture franco-américaine, beaucoup de gens ont pensé dès le départ que j’étais Américain, et puis j’ai commencé à tourner là bas.

    Quelle différence notes-tu entre les deux publics, du coup ?
    Les américains sont plus enthousiastes. Le public français est plus intello, plus cultivé, tu peux pas jouer n’importe quoi pour le faire partir.  En France, on juge un peu, il y a un cloisonnement des scènes plus net.

    Et la pochette de cet EP ?
    La pochette ? C’est moi qui l’ai faite. Tout ce que je viens te dire, j’ai essayé de le résumer en une image. La silhouette, la lumière derrière… C’est un truc un peu chaleureux. Il y a aussi l’idée d’avoir un astre en élément central, tu ne sais pas si c’est la lune ou le soleil, mais il est là. Ça paraît un peu présomptueux dit comme ça, mais j’ai envie que ma musique soit le soleil de la vie de gens (rires).

    Propos recueillis par Laura Aronica

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