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    A voir et à écouter : le fabuleux destin de Nodey, le beatmaker parisien parti changer de vie en Asie

    Il est probablement le seul beatmaker qui peut se vanter d’avoir fait rapper à la fois Youssoupha, OrelSan, mais aussi les YouTubeurs Cyprien et Norman ou encore la reine du rap vietnamien, Suboi. Après un long voyage à l’autre bout du monde (et au plus profond de lui-même), Nodey sort un album hybride et un documentaire qui retrace ses dernières années. Foncez.

    C’est l’histoire d’une intuition et d’une quête personnelle. En 2015, alors qu’il reçoit un disque d’or pour avoir produit trois titres sur l’album NGRTD de Youssoupha, dont le fameux « Chanson française« , Nodey sent qu’il est arrivé au bout d’un cycle.

    Né de parents vietnamiens, ce beatmaker parisien fan de samples ne trouve plus sa place dans une société où tout s’accélère, où le virtuel prend le pas sur le physique et où la musique s’enferme dans des formats. Il prend alors une décision radicale : quitter Paris et partir toujours plus à l’Est, en quête de nouveaux horizons créatifs… et de lui-même.

    « Đôi Khi ❤️ », le nouveau single événement de Nodey avec Suboi.

    Au gré des rencontres, son périple l’emmène à Berlin, à Shanghai et au Vietnam, dans des squats d’artistes, des clubs mythiques et des performances d’art contemporain. Flash forward sur cette fin d’année 2020 : Nodey sort enfin son premier album « 🙂 », à prononcer comme vous voulez. Constamment en équilibre, le projet fait la synthèse entre modernité et cultures anciennes, rap et techno, rappeurs français et vietnamiens, bref : il est à l’image d’un artiste qui a compris qui il était. À écouter sur Spotify, Deezer et Apple Music.

    Surtout, le projet est accompagné d’un film passionnant en trois parties, The Nodey Process, disponible gratuitement sur YouTube. Ne vous y trompez pas : The Nodey Process n’a rien d’un making of, dans son propos comme dans ses ambitions. Le documentaire traite de quête d’identité, de soft power, de processus créatif et, tout simplement, des chemins de la vie. Spoiler (enfin, pas vraiment, vu que c’est le début du premier épisode) : pour Nodey, le bout du voyage va dépasser ses espérances.

    Vous pouvez visionner dans les liens ci-dessous les trois parties du documentaire.

    The Nodey Process : Partie 1, Leaving Paris

    The Nodey Process : Partie 2, Recording Shanghai

    The Nodey Process : Partie 3, Finding Saigon. (Dans lequel on assiste à un instant aussi précieux qu’incroyable <3)

    Last but not least : pour profiter pleinement de ce documentaire et le (re)voir dans des conditions optimales, le Ici Vietnam Festival le diffusera à Paris le 16 janvier au cinéma, suivi d’une table ronde avec les intervenants du film.

    Rendez-vous le samedi 16 janvier de 16h à 19h au Cinéma Grand Action, (5 Rue des Écoles, 75005 Paris), pour une projection-événement sur grand écran des trois épisodes de The Nodey Process et de trois vidéoclips, suivis d’un débat avec, dans la salle, le réalisateur Vincent Nguyen, le producteur et réalisateur Maël Lê-Hurand, le scénariste et podcasteur Pierre Tâm-Anh Le Khac… et bien sûr Nodey, en duplex depuis Saïgon.

    Image à la Une : vidéogramme de The Nodey Process.

    Documentaire Cyprien Ici Vietnam Festival

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