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    Le Gros Journal avec Layvin Kurzawa


    Le Gros Journal avec Layvin Kurzawa, l… par legrosjournal

    Mouloud Achour : Je suis très content d’être avec toi. Très content parce que tu es l’un des joueurs qui fascine le plus mes potes ! Est-ce qu’il est Japonais ? Est-ce qu’il est renoi ? Est-ce qu’il est rebeu ? Tu es d’origine polonaise, c’est ça ? Ta mère a épousé ton beau-père, qui est un ancien joueur de foot, qui t’a initié au foot. Explique moi comment ça s’est passé quand tu as découvert le foot.
    Layvin Kurzawa : J’étais petit ! J’ai commencé le foot à l’âge de 4 ans. Mon coach avait dit que je pouvais aller loin, si je continuais. Il n’a pas eu tort parce qu’aujourd’hui, j’ai réalisé beaucoup de mes rêves.

    J’ai l’impression que vous passez votre vie à danser au lieu de faire du foot !
    Quand on a du repos, quand on est dans notre chambre, on n’a rien à faire. On s’amuse, on rigole !

    Toi, tu es vraiment bourré au son. Tu as tout le temps des références à la musique.
    Chez moi je ne regarde même plus la télé, j’écoute tout le temps de la musique.

    Quels sont les derniers albums que tu écoutes en boucle ?
    L’album de Young Thug, de Booba. J’écoute un peu de tout : de la dancehall, du zouk…

    Tu es très proche de Booba. Est-ce que tu prends à ton compte sa rime : « Ici c’est Paris, fuck l’OM » ?
    Moi je ne le dirai pas. Je sais qu’on m’attend au tournant. Et il y a des gros mots. Et j’évite les gros mots.

    Même au Gros Journal ?
    De partout ! Il faut faire attention à tout.

    On va parler de ton arrivée au Paris Saint-Germain (PSG). Je sais que tu t’es fait vanner.
    Non, je ne me suis pas fait vanner, au contraire !

    Ils t’ont bien accueilli ? Il paraît que Zlatan vanne tout le monde.
    Zlatan m’attendait au tournant. Il attendait que je fasse une bêtise, mais je n’en ai pas fait. J’ai toujours été droit, j’ai toujours fait ce qu’il fallait. Il n’a pas eu à me remettre en place.

    Comment ça se passe le PSG sans Zlatan ?
    Bien. Il n’y a plus ce grand bonhomme dans le vestiaire qui chambre mais ça se passe bien.

    Jouer en équipe de France, ça veut dire quoi pour toi ?
    C’est un truc de fou. On se dit qu’on fait partie des meilleurs joueurs français. On chante « La Marseillaise ». Ça aussi, c’est un truc de fou parce que je sais que pendant qu’on chante, il y a tout un pays qui chante avec nous.

    Les valeurs de cette équipe de France, pendant l’Euro, ont fait oublier tous les problèmes, pendant un moment en tout cas. Est-ce que tu penses que le foot a ce pouvoir ?
    Oui ! Quand on gagne, on oublie tout. Par contre, quand on perd, il y a tout qui ressort.

    Quand vous perdez, vous devenez des racailles horribles… Comment tu vis cet ascenseur émotionnel ?
    On est habitués. J’en ai passé des étapes où j’ai été dans le trou, je suis remonté, et le lendemain j’ai encore été dans le trou. Ce n’est pas à moi que ça fait le plus mal, c’est à mes proches. Ma mère en a beaucoup souffert.

    J’ai l’impression que tous les joueurs de foot ont ce rapport avec la mère.
    Moi je n’ai pas eu mon père. Mais j’ai eu mon beau-père, qui m’a mis au foot, qui m’a élevé, qui a tout fait pour moi. Et à côté de ça, j’ai eu ma maman. Moi je me suis plus confié à ma maman, je lui ai toujours parlé, j’ai toujours été comme ça, depuis petit. J’ai eu plus de mal avec mon beau-père. C’est aujourd’hui que je me confie à lui. C’est vrai que ma mère et mon beau-père ont toujours été là pour moi. Il y a eu des périodes où j’en ai eu besoin. Des périodes où je n’étais pas bien. Dans ces périodes, ils ont été là pour moi.

    Quelle est ta définition d’une réussite ? Je n’ai pas l’impression que ta définition soit l’argent, le fric …
    C’est que nos parents soient fiers de nous. Quand aujourd’hui ma mère me dit qu’elle est fière de moi, je suis l’homme le plus heureux du monde.

    Ce soir, c’est la reprise de la Ligue des champions. Paris a déjà gagné la Ligue des champions d’avance ou est-ce qu’il faut la regarder ?
    Il faut regarder ! La Ligue des champions, c’est compliqué. Chaque année, on le voit de toutes les façons. A nous d’être à 100% pour gagner le plus de matches possible et aller le plus loin possible.

    Merci d’être venu au Gros Journal !
    Merci à toi !

    Le Gros Journal Football Layvin Kurzawa

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