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    TEST : Et toi ? À quel degré d’autisme te situes-tu ?

    Comme Tina dans Bob’s Burger (voir vidéo ci-dessous), on a TOUS pensé un jour qu’on était très probablement un autiste non-diagnostiqué. Non ?
    Pratique pour justifier quelques actions étranges, un comportement inapproprié, une peur inexpliquée ou tout simplement l’idée enfouie que nous étions forcément un génie qui s’ignorait ; PIRE : que le monde ignorait !


    De la même façon que l’on espère tous très secrètement avoir 140 de Q.I (chose que l’on peut aujourd’hui très facilement vérifier – mais qu’on ne fait pas parce qu’on apprendrait alors qu’on a tout juste la moyenne…, il existe désormais des tests en ligne pour évaluer notre degré d’autisme.
    Le syndrome d’Asperger s’étant ultra romantico-démocratisé ces derniers temps (tout le monde a Asperger, tout le monde est pervers-narcicique, tout le monde est bi-polaire ; cherchez le rapport, y’en a pas), il est temps de prendre la réalité par les mains et de la regarder dans les yeux ! (Notez qu’aucun autiste ne ferait ça, regarder dans les yeux…)

    J’ai moi-même réalisé le test ce matin, et mis fin à toute une série de doutes et de questions concernant ma faculté à communiquer avec le monde :

    Capture d’écran 2015-01-26 à 12.06.50

    Faites le test ici.

    Oui, nous sommes tous un peu autiste à des degrés très différents et il existe une multitude de formes de cette « structure »… Il serait cependant dommage et injuste de sous-estimer cette pathologie sous prétexte qu’elle concerne un peu tout le monde.
    L’autisme, ou troubles du spectre autistique, reste un vrai handicap de la communication (officiellement depuis 1996), une angoisse qui peut s’avérer très douloureuse à vivre lorsque l’on en est sérieusement atteint ou lorsque l’on doit en subir les conséquences à travers les symptômes d’un proche, comme me le rappelle cette psychologue :

    « Tu sais en ce moment, il y a une vaste polémique au sujet de la psychanalyse et de l’autisme… Il y a un combat acharné entre les pro-psychanalystes et les pro-comportementalistes.
    Ces tests sont clairement du côté comportementaliste.

    Je n’ai pas d’avis tranché sur la question sauf que critiquer la psychanalyse comme ayant trop fait culpabiliser les mères d’enfants autistes est une chose (et même une bonne chose), en revanche instrumentaliser ces familles dans des guerres idéologiques ne leur rend pas du tout service.

    La psychanalyse a aussi évolué sur les questions d’autisme.
    Je trouve juste que dans ce genre de tests, la dimension du ressenti et du vécu du patient est un peu systématisée et oubliée au profit d’un diagnostic, et qui dit diagnostic dit traitement dans la tête des gens…  C’est là que ça se complique car, malheureusement, si les comportementalistes penchent pour des formes de thérapies rééducatives brèves et intenses, moi, je pense que ça peut aboutir à vouloir juste conformer les patients autistes à des comportements stigmatisés que la société serait en mesure d’accepter. On perd un peu la notion d’angoisse et d’individu… et je crois qu’être autiste, c’est d’abord très angoissant. »

    Restons vigilants donc et évitons les faux diagnostiques en cherchant juste à se considérer comme des êtres exceptionnels.

    Capture d’écran 2015-01-26 à 13.39.55(246, mais aucun mérite, j’ai vu le film.)

     

    Sciences Asperger Autisme

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    Adeline Grais-Cernea
    Rédactrice en chef adjointe
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