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    Des migrants racontent ce qui les a le plus étonné dans leur pays d’accueil

    « The new arrivals » : le projet conjoint de quatre médias européens de renom (The Guardian, El Pais, Der Spiegel et Le Monde) qui ont suivi pendant dix-huit mois le quotidien de migrants dans leurs pays d’accueil.

    Dans une vidéo publiée le 10 Mai sur le site Le Monde, on découvre le témoignage d’Anna et Carlos, originaires du Venezuela et désormais installés à Madrid. Celui d’Ahmed qui a fui le Soudan pour Vichy, ou encore celui de la famille Nassan, arrivée de Syrie à Hambourg… Après avoir sillonné le monde, ils racontent leur intégration.

    Ces instants du quotidien, racontés avec simplicité et pudeur, sont touchants et parfois même surprenants. La vidéo débute sur une question simple : qu’est-ce qui les a le plus surpris dans leurs pays d’accueil ? Si certains ont été étonnés par la nourriture ou la chaleur, pour Madame Nassan ça a surtout été le fait d’entendre les gens parler « toujours du temps. Le temps, le temps … ». Son mari semble lui d’avantage impressionné par les « éternuements bruyants en public », bien que sa fille le reprenne : « mais tout le monde fait ça ! ».

    « En Iran je regardais des programme TV en anglais et les gens mangeaient toujours des cakes avec du café ou du thé. Les gens buvaient beaucoup de thé. J’aime vraiment cet aspect de la culture anglaise », explique Sepideh qui vit désormais à Nottingham avec son mari.

    Sepideh et Mobin : originaires d’Iran, ils habitent désormais à Nottingham.

    C’est la tranquillité que Juan Carlos (qui a quitté le Venezuela) apprécie le plus à Madrid : « Je me préoccupe moins des vols et de la sécurité. Je sais que ma femme ne risque rien dans la rue », contrairement à son pays d’origine fortement touché par la violence et une profonde crise économique.

    « En France, j’aime la devise : Liberté, Égalité, Fraternité » dit Ahmed, originaire du Soudan réfugié à Vichy.

    On remarque que le sentiment de déception – parfois de désillusion – est récurent dans les réponses données. Loin de véhiculer un discours plaintif, ils expliquent le décalage entre leurs espérances et la réalité. Un gouffre qui peut parfois être profond :

    « Je pensais qu’en Allemagne, il suffisait de dire ‘’Je veux un vélo’’ pour en avoir un » avoue avec candeur le plus jeune des Nassan.

    La famille Nassan 

    « Je pensais que l’Espagne était un autre monde […] et que je mènerai une vie de luxe » raconte Modu, il continue : « je pensais qu’en Europe, l’argent poussait aux arbres ! »

    Et puis il y a le foot, et de manière plus générale le sport, qui semble être générateur de puissants liens sociaux pour beaucoup. À ce sujet, nous avions publié il y a quelques semaines un article à propos de Kabubu, une association qui aide les réfugiés à s’intégrer par le sport.

    « Ici, quand tu joues au foot, les gens sont très accueillants. Car la vie ici tourne autour du football » explique Mobin qui vient du Sénégal.

    En bref, ce court reportage offre un œil nouveau sur le quotidien de personnes débutant une nouvelle vie à des milliers de kilomètres de leurs pays d’origine. Un angle d’approche différent qui au-delà de donner une voix à ces réfugiés, les sort des discours victimaires auxquels ils sont parfois cantonnés.

    Pour suivre le projet, rendez-vous sur le site The New Arrivals, ou sur la rubrique « Les Nouveaux Arrivants » Le Monde.

    Image à la Une : Le Monde 

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