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    Le Pape François s’oppose – une bonne fois pour toutes – à la peine de mort

    La peine de mort est désormais définie comme une « mesure inhumaine » dans le catéchisme de l’Église Catholique. Une prise de position puissante et symbolique, initiée par le Pape François, qui vient confirmer une fois de plus son image de leader « progressiste ».

    Bien qu’à l’origine tolérée « si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains« , la peine de mort dans la version du Catéchisme de l’Église Catholique de 1997, commençait déjà à être remise en question. Elle ne devait s’appliquer que dans des « cas d’absolue nécessité« , « assez rares, sinon même pratiquement inexistants« .

    L’opposition – désormais catégorique – de l’Église Catholique à la peine capitale devrait relancer le débat (on l’espère) dans les 57 pays qui l’autorisaient toujours en 2017… Et ce, tout particulièrement dans ceux où l’on retrouve une majorité de chrétiens catholiques comme le Guatemala, Cuba, la Guinée Équatoriale, le Belize, le Koweït, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Zimbabwe ou encore le Lesotho, pour ne citer qu’eux.

    Depuis son élection à la tête de l’Église Romaine en 2013, l’ancien archevêque de Buenos Aires n’a eu de cesse de surprendre par ses prises de position considérées comme « progressistes ». Charismatique, très populaire et ce, particulièrement aux yeux des non-croyants comme le soulignait l’Obs, il dirige d’une main habile son mandat. Qu’il s’agisse de ses moyens de communications – on pense notamment à son compte Twitter – ou ses idées, le Pape François donne l’image d’un représentant en phase avec la société moderne. Quitte à s’attirer la foudre des branche les plus conservatrices de l’Église.

    « Qui suis-je pour juger une personne gay ? » a par exemple déclaré le Pape François durant sa première conférence de presse après son élection. Symbole d’un renouveau dans le discours de l’Église Romaine qui jusqu’ici, condamnait catégoriquement l’homosexualité.

    Ouvert aux homosexuels, donc, et aux divorcés, fervent défenseur des plus démunis, écolo, mais aussi favorable à l’accueil des migrants. Tout un programme :

    Pendant le Jeudi Saint de mars 2016, par exemple, il a lavé les pieds de onze migrants – chrétiens, musulmans et hindous – et de l’une des employées de leur centre d’hébergement de Rome. Un rite qui fait référence aux douze apôtres de Jésus, incarnés – à la demande du Pape – par des réfugiés ce jour-là. Si ça c’est pas un symbole puissant…

    Une nouvelle de condamnation de la peine capitale qui, aux vues des différentes prises de position du Pape François, n’a finalement donc rien d’étonnant ou de soudain… Bien qu’elle reste un immense pas en avant.


    Le Pape François, à l’occasion du Jeudi Saint de Mars 2016, durant lequel il a lavé les pieds de onze réfugiés et d’une employée de leur centre d’hébergement. Photo : AFP

    Image à la une : DR 

    Société Catholique Eglise

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