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    Kendrick Lamar

    Grammy Awards : Kendrick Lamar sacré roi du Hip-hop

    Avec Bruno Mars, l’autre roi de la soirée s’appelle Kendrick Lamar.

    « Assieds-toi et sois humble », disait-il… Avec ses sept nominations, Kendrick Lamar a été célébré comme le leader incontesté de la scène Hip-hop américaine lors de la soixantième cérémonie des Grammys organisée la nuit dernière au Madison Square Garden de New York. Le rappeur de Compton s’est vu décerner pas moins de cinq récompenses, devançant un Jay-Z en grande forme mais qui repart bredouille (alors qu’il comptait huit nominations).

    Si l’histoire retiendra le triomphe de la pop nostalgique de Bruno Mars qui a remporté sept trophées (dont ceux du « meilleur album de l’année » et de la « meilleure chanson de l’année »), Kendrick Lamar aura lui aussi marqué les esprits tant par ses victoires que sa présence sur scène.

    Pour les Grammys, Kendrick Lamar a interprété l’un des titres les plus engagés de son dernier album : « XXX ». À l’occasion d’un medley maîtrisé, Kendrick fut rejoint sur scène par le groupe U2 et l’humoriste Dave Chappelle. 

    Avec son album DAMN. l’artiste californien est reparti avec les titres de « Meilleur album de rap », « Meilleure performance rap » pour « Humble », « Meilleure performance » pour « Loyalty », « Meilleure chanson Rap » pour « Humble » et « Meilleur clip » pour la vidéo du titre « Humble » réalisée par le collectif The Little Homies et Dave Meyers. On soulignera à ce titre la présence des réalisateurs français Greg&Lio venus défendre leur nomination pour le clip « Makeba » porté par Jain.

    Face à la trap bionique des Migos avec Culture et les samples revisités par un Jay-Z torturé pour son 4:44, l’académie a choisi de récompenser la vibe introspective et consciente du jeune Lamar. En quelques années, le trentenaire s’est révélé être un chroniqueur lucide du quotidien compliqué d’une partie de la jeunesse noire-américaine. Depuis son album To Pimp A Butterfly (2015) qui fait office aujourd’hui de manifeste politique, Kendrick Lamar est devenu une icône à part entière dans le paysage culturel américain, qui dénote avec l’ostentation clinquante de ses contemporains.

    Pour ce qui est du reste du palmarès de la soirée, on retiendra qu’en dépit de son absence dans les nominations pour la meilleure chanson de l’année, Ed Sheeran est reparti avec deux prix : la « Meilleure performance Pop Solo » pour le tube planétaire « Shape Of You », et le « Meilleur album Pop vocal » pour son album Divide. À noter que Dave Chappelle a remporté son premier Grammy pour le « meilleur album comique de l’année » qui récompense la version sonore de ses deux spectacles The Age of Spin & Deep in the Heart of Texas diffusés sur Netflix en fin d’année.

    Un petit tour d’horizon des performances de cette nuit :

    Rihanna, Dj Khaled et Bryson Tiller ont enflammé le Madison Square Garden avec « Wild Thoughts ». 

    Bruno Mars et Cardi B nous ont fait revenir dans les années 1990 avec le remix de « Finesse ». 

    Lors de la soirée, Lady Gaga a tenu à rendre un hommage appuyé au mouvement Time’s Up. De nombreux artistes ont d’ailleurs été photographiés avec une rose blanche lors du tapis rouge pour encourager la libération de la parole féminine face au harcèlement sexuel. 

    Pour l’une de ses rares apparitions sur scène, Childish Gambino (aka Donald Glover) a électrifié les Grammys avec son interprétation de « Terrified ». 

    Pour celles et ceux qui voudraient (re)voir notre interview de Kendrick Lamar :

    Photographie à la Une © Matt Sayles pour AP. 

    Musique Bruno Mars Childish Gambino

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