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    Les inégalités entre hommes et femmes persistent dans le monde, c’est un fait

    Depuis dimanche, les femmes ont (enfin) le droit de conduire une voiture en Arabie saoudite : une avancée de taille pour ce pays ultra-conservateur. Un grand pas en avant qui pourrait nous faire oublier que les coutumes et les lois sexistes sont toujours omniprésentes sur la planète : de quoi nous demander si nous sommes réellement en 2018.

    Conduire a toujours été un symbole de liberté, d’autonomie et d’émancipation. Beaucoup se souviennent de ce sentiment de bonheur intense à la réception du petit papier rose qui change la vie.


    Une Saoudienne au volant devant la caméra de France 3
    de S. Soula, A. Tribouart et M. Bitton

    Pour les Saoudiennes, le symbole du permis de conduire est d’autant plus retentissant : depuis dimanche 24 juin, elles peuvent enfin prendre le volant dans leur pays. Un bond en avant qui donnera peut-être des envies de road-trip Thelma et Louise à certaines. L’ONG Amnesty International, qui saluait il y a quelques jours la levée de l’interdiction, reste néanmoins sceptique :

    « Cette avancée doit à présent être suivie d’autres réformes concernant les droits des femmes. […] D’éminent-e-s militant-e-s et responsables de campagnes ayant combattu l’interdiction faite aux femmes de prendre le volant […] se trouvent parmi les huit personnes toujours détenues en Arabie saoudite en raison de leurs activités pacifiques de défense des droits humains » rappelle l’ONG.

    Malgré cette avancée pour les Saoudiennes, la condition des femmes dans le monde reste toujours déplorable. Le mouvement #metoo, bien qu’il ait éveillé les consciences et fait bouger certaines lignes, ne touche qu’une infime partie des femmes dans le monde. L’organisation ONE a d’ailleurs créé un quizz glaçant à propos des lois sexistes à travers le monde:

    On y apprends par exemple qu’en Russie les femmes n’ont ni le droit de conduire de tracteur, ni de train ou de bateau. Que dans certains pays, les femmes ne peuvent pas ouvrir un compte en banque sans l’accord de leurs maris. Pire encore : à Malte, un homme qui kidnappe une femme peut échapper à des poursuites judiciaires … s’il l’épouse.

    En bref, une multitude d’exemples de législations ahurissantes sont répertoriées dans le test de ONE : vous pouvez tester vos connaissances sur les inégalités de genre en cliquant sur ce lien.

    L’organisme a également dressé une liste de 25 chiffres clefs qui illustrent l’étendue des inégalités de genre à l’échelle planétaire :

    Dans de nombreux pays, les maris ont tout simplement le droit d’interdire à leurs conjointes de travailler. Et dans le reste du monde, celles qui se « payent le luxe de travailler », sont – de toutes façons – payées en moyenne 60 à 75% du salaire des hommes.

    On compte 2,7 milliards de femmes (plus de la moitié des femmes à travers le monde), qui ont l’interdiction d’exercer certains métiers.

    Mais puisqu’il n’y a pas que le travail dans la vie : ONE nous rappelle que près de 750 millions de femmes et de filles ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Ou encore, que les 5 -14 ans passent 550 millions d’heure par jour à s’occuper des tâches domestiques. Soit 160 millions d’heures de plus que les garçons.

    Pour les Saoudiennes, qui peuvent désormais prendre le volant, un grand pas a déjà été fait : souhaitons leur bonne route… mais n’oublions pas que le combat continue :

    « Parce que 130 millions de filles ne peuvent pas aller à l’école. Parce qu’un milliard de femmes n’ont pas accès à un compte bancaire. Parce que 39 000 filles ont été mariées de force aujourd’hui » peut-on lire dans la lettre ouverte de ONE aux dirigeants mondiaux.

    Image à la une : Thelma et Louise 

    Société Amnesty International Arabie Saoudite

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