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    La grosse version du Gros Journal avec Vincent Cassel

    Chaque jour, juste après la diffusion du Gros Journal, retrouvez en exclusivité la suite de l'interview sur Clique. Mouloud Achour, son invité et un gros +.

    Ce soir : longue conversation avec Vincent Cassel. Au programme, sa définition des réseaux sociaux, sa B.O de l’été, sa vision de « La Haine » 20 ans plus tard, son avis sur les élections US, sa vision du monde contemporain… C’est à retrouver ici !

    Mouloud : Comment ça va ?
    Vincent Cassel : Ça va pas mal Mouloud Achour.

    Pourquoi as-tu choisi cet endroit pour la première du Gros Journal ?
    Belleville ! On est dans l’endroit le plus mixte au monde. Le Nord-Est de Paris, ce sont 177 communautés qui vivent dans un endroit restreint et c’est assez unique dans le monde entier.

    Il y a un film dans lequel tu joues, qui va sortir prochainement : « Juste la fin du monde », de Xavier Dolan. Pour toi, quels sont les signes qui annoncent la fin du monde ?
    Moi, je ne suis pas dans cet esprit là, je ne pense pas que ce soit la fin du monde.

    Quels sont les trucs qui te font flipper dans l’actualité où tu te dis qu’on est en train de foncer dans le mur ?
    À part les attentats, le réchauffement climatique, les montées de l’extrémisme, le communautarisme, le repli identitaire sur les religions… Rien !

    Le communautarisme, c’est quelque contre lequel tu as toujours lutté. Dans « La Haine », ton rôle c’était Vince. Un rôle que tu as repris le temps d’un court métrage, qui aurait pu être Vince, 20 ans plus tard. C’est un court métrage qui s’appelle « Violence en réunion », dirigé par Karim Boukercha.
    Exactement, c’est un mec qui, plutôt que d’aller se taper avec les flics, a décidé de faire de la merde en utilisant un symbole, en le détournant. Il a créé la panique autour de quelque chose qui suscite la peur. Là, en l’occurrence c’est une burqa et un maillot du PSG.

    C’est montrer l’absurdité du débat…
    Mais derrière l’absurdité du débat, il y a quand même quelque chose de concret. Il ne faut pas s’étonner si les gens ont peur des burqas aujourd’hui. C’est un peu stressant d’avoir ce rappel, quand on voit ce qu’il se passe aujourd’hui… J’étais content de participer à ce projet, mais des gens m’ont demandé pourquoi ai-je fait ce film. Moi, je pense qu’il est toujours bon de désamorcer.

    Tous les jours, il y a dans l’actualité des mots qu’on balance tout le temps : des gros mots. Cet été, on a beaucoup parlé du burkini. Qu’as-tu pensé de toute cette polémique ?
    Déjà « burkini », on dirait une vanne ! J’ai un peu l’impression qu’on se fait enfumer avec cette histoire. On nous en parle comme si c’était le truc le plus important du moment. Alors que finalement, ce n’est pas le vrai problème. Concrètement, entre une combinaison de surf et un burkini…Tant que le visage est libre, qu’on le reconnaît, qu’il y a une bonne manière de communiquer. Je ne vois pas en quoi ça gêne.

    Et cette barbe ?
    C’est la religion, je ne porte pas de burkini mais doucement je vais y aller.

    C’est parce que tu vas jouer Gauguin au cinéma ?
    C’est pour jouer Gauguin !

    Comment te prépares-tu pour jouer Gauguin ?
    Je lis ce qui a été écrit sur lui. Je regarde sa peinture, j’essaie de comprendre. Savoir comment tenir un pinceau, quel est le rapport à la toile, quels sont les matériaux qu’il utilisait à l’époque. La sculpture aussi…

    Est-ce que tu sculptes ?
    Mon premier sujet a été une banane. Pour sortir la banane de ce bloc de bois, j’ai mis une heure et demie.

    Est-ce que tu as envie de voter en 2017, en France ?
    Ça fait longtemps que je n’ai pas voté. J’aimerais bien voter pour quelqu’un pour qui j’ai envie de voter. J’ai toujours eu la sensation d’être obligé de voter contre quelqu’un.

    Ca te fait quoi de savoir que la campagne présidentielle ne verse, non pas sur les problèmes économiques et les réels problèmes des Français, mais sur l’identitaire, les valeurs…
    La peur. C’est toujours le moyen d’emmener les gens dans une direction. On est constamment dans une espèce de recyclage d’informations cheap, dans la majeure partie des cas. Et du coup, les gens se nourrissent de merde et digèrent très vite.

    C’est quoi une information cheap ?
    Si tu veux, je te montre mon portable et on regarde ! C’est tout ce qui est violent, tout ce qui est visible par le petit trou de la serrure, tout ce qui flatte notre côté voyeuriste.

    L’information que j’ai vu passer sur ton compte Instagram, c’est que tu maîtrises le dab !
    Le dab c’est quand même la danse la plus simple du monde, tout le monde sait daber !

    Merci d’avoir été avec nous, c’était la première du Gros Journal !

    Société Clique Exclu Le Gros Journal

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