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    ÉTATS-UNIS : Il valide ses examens en présentant un album de rap

    Obasi Shaw, étudiant en troisième année à Harvard (la mythique université qui a formé, entre autres, Barack Obama et Mark Zuckerberg), s’est distingué à ses examens de fin d’année d’une façon un peu particulière.

    En lieu et place d’un mémoire classique, il a rendu… un album de rap de dix titres et obtenu – c’est là que réside l’exploit – les félicitations du jury.

    L’étudiant de 20 ans, originaire de la banlieue d’Atlanta, a composé un disque à propos de l’identité afro-américaine et des concepts de race et de religion au prisme des États-Unis. Chacun de ses morceaux, rapporte le quotidien The Independent, explore le parcours d’un personnage différent. L’intégralité de l’album, intitulé Liminal Mind, est écoute sur Soundcloud :

    La forme est novatrice, mais elle s’inspire aussi de la tradition littéraire anglo-saxonne. Obasi Shaw explique avoir pris pour modèle les Contes de Canterbury, une série d’histoires publiées au XIVe siècle qui met en scène des pèlerins partis se recueillir sur la tombe de Saint Thomas, à Canterbury (Grande-Bretagne). Pour faire passer le temps plus vite, chacun d’entre eux doit raconter deux histoires aux autres. Geoffrey Chaucer, l’auteur de l’ouvrage, use donc du prétexte du voyage pour installer un grand récit choral, illustré par 24 contes.

    canterbury

    Une illustration de Sarah Fanelli pour la réédition en anglais moderne des Contes de Canterbury.

    L’étudiant s’est aussi inspiré des écrits de James Baldwin, grand théoricien de la lutte pour les droits civiques des Afro-américains aux États-Unis, dans les années 60. En témoigne l’un des titres de son album, « I Am Not Your Nigger », également utilisé par un excellent documentaire du réalisateur haïtien Raoul Peck (actuellement en salles) qui revient sur la vie de l’écrivain.


    Le trailer du documentaire I am Not Your Negro. Dans la version française du film, Joey Starr prête sa voix à James Baldwin.

    Mais la plus grande source d’inspiration d’Obasi Shaw reste sa mère : « C’est la mère de Shaw qui a eu l’idée la première, remarque The Independent, après s’être rendue compte que son fils écrit des morceaux de rap et les interprétait lors de soirées ‘open mic’ sur le campus ».

    Photographie à la Une – The Independent.

    Société Etats-Unis Harvard

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