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    EN ÉCOUTE : L’album préféré de Jodorowsky (et un sample de Manau)

    Le cinéaste Alejandro Jodorowsky a rencontré Kanye West, les Beatles, Marilyn Manson, Peter Gabriel et les Pink Floyd. Pourtant, il n’écoute qu’un seul album depuis plus de quarante ans : Renaissance de la harpe celtique, du musicien breton Alan Stivell.

    À sa sortie en 1971, cet album est un événement. En effet, la harpe celtique est un instrument de musique qui a disparu à la fin du Moyen-Âge. Mais dans les années 50, Georges Cochevelou, un musicien passionné par la culture celtique, se passionne pour cet objet et arrive à en recréer un prototype.

    Alan Stivell, le fils de Georges Cochevelou, en devient l’un des interprètes les plus virtuoses : aux harmonies bretonnes traditionnelles, il ajoute des arrangements et techniques issues de la pop, permettant à l’instrument de connaitre une popularité sans précédent.

    À découvrir en écoute intégrale ci-dessous, avec quelques explications.

    Renaissance de la harpe celtique est l’aboutissement du travail de Stivell et son père. Entièrement instrumental, l’album raconte en musique des légendes bretonnes et réinterprète des thèmes gaéliques traditionnels. On comprend que ses ambiances oniriques envoûtent un esprit aussi libre que celui de Jodorowsky depuis 40  ans…

    L’album rencontre un immense succès populaire et critique : il s’écoule à plus de 300 000 exemplaires en France, reçoit la note maximale de cinq étoiles dans le magazine Rolling Stone et est même nommé aux Grammy Awards.

    L’année suivant sa sortie, pour un concert à l’Olympia, Stivell manque de titres pour boucler son set. Il a alors l’idée de réarranger une chanson bretonne, « Tri Martolod » (« Trois Marins » en breton). Écoutez le morceau ci-dessous, il devrait vous rappeler quelque chose.

    En effet, « Tri Martolod » est la base musicale de « La Tribu de Dana » de Manau, méga-hit de l’année 1998. Problème : probablement pris d’une crise de panique celtique, le groupe de rap n’avait pas crédité leur source d’inspiration et encore moins obtenu l’accord de Stivell pour l’utiliser. Stivell ne portera pas l’affaire en justice, mais la presse se fera le relais de la controverse, plombant un peu plus l’image de Manau. En 2010, c’est Nolwenn Leroy qui reprendra le classique, cette fois avec la bénédiction du barde breton. La harpe celtique n’a pas fini de renaître.

    Regardez notre conversation avec le génie Alejandro Jodorowsky, cinéaste, auteur de B.D. et cartomancien :

     

    Photo à la une : Alan Stivell par Jérémy Kergoulay

    Musique Alan Stivell Alejandro Jodorowsky

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