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    CLIQUE SUR… Kiddiepunk : éditions, label, prod’, un projet artistique global

    Quel est votre nom et que faites-vous chez Kiddiepunk ?
    Je m’appelle Michael Salerno. Je suis artiste et cinéaste, originaire de Melbourne en Australie, mais je vis et travaille à Paris, maintenant.
    Je suis le propriétaire et le fondateur de Kiddiepunk.

    Qu’est-ce que Kiddiepunk ?
    Kiddiepunk est un petit organe de presse, un label musical et une prod audiovisuelle. En 2002, j’ai commencé à faire des « zines » et à les mettre regrouper sous le nom de Kiddiepunk. À l’époque, mon approche était proche de la tradition punk qui publiait des fanzines. Dans ma chambre, je faisais manuellement des éditions artistiques complètement folles, puis je les distribuais à mes amis, et j’en vendais quelques-unes chez des disquaires et dans des librairies, mais c’était principalement pour mon propre amusement.
    En 2011, j’ai décidé de commencer à publier le travail des autres et c’est comme cela que Kiddiepunk est devenu ce qu’il est aujourd’hui.
    Chaque parution tourne autour d’un thème lié à l’enfance ou à la jeunesse (d’où le nom Kiddiepunk, NDLR.). À mes yeux, l’enfance est une période tellement intéressante et créative. La vie intérieure d’un enfant n’est pas moins compliquée que celle d’un adulte, mais un enfant n’a pas le vocabulaire d’un adulte, donc il ne peut pas s’exprimer de la même manière. C’est une période d’abstraction, très mystérieuse.
    C’est le thème principal de mon travail en tant qu’artiste et cinéaste, et le centre d’attention de Kiddiepunk.

    homethe_gonerstheme_of_sadnessPourriez-vous expliquer le concept autour des livres et des zines ?
    J’essaye de toujours faire en sorte que la forme corresponde au contenu.
    On a des approches différentes pour chaque parution.
    Parfois un livre, un zine photocopié ou un risographe, ce qui nous semble être juste. Pour vous donnez un exemple, depuis le début de l’année, nous avons publié un roman de Dennis Cooper, intitulé « Zac’s Haunted House », qui est entièrement constitué de GIF animés et disponible uniquement en ligne. Nous avons également publié un recueil de nouvelles, intitulé « The Goners » par Mark Gluth, et nous venons de publier le troisième numéro d’un zine que j’ai fait, intitulé « Teenage Satanists in Oklahoma », qui pour le coup est photocopié de façon très trashy afin de bien correspondre au contenu. La forme est toujours réfléchie en fonction du fond.

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    Combien de personnes travaillent pour Kiddiepunk ?
    Je continue à diriger Kiddiepunk tout seul, comme je l’ai toujours fait. C’est une approche que j’aime, même si mon appartement est tout le temps rempli de livres et de fanzines (rires). Je veux que ce soit personnel et que les gens ressentent une expérience différente de celle qu’ils auraient avec un autre éditeur. Je ne considère pas Kiddiepunk comme un business. Il y a un travail fou dans chaque parution et c’est tout le temps des choses qui me passionnent. Ces temps-ci, tout est de moins en moins tactile. La manière dont on interagit avec les arts, les images et les textes est principalement centrée autour d’Internet, mais j’aime vraiment les livres en tant qu’objet d’art, donc on essaye de faire en sorte que toutes nos parutions soient uniques. De nombreux numéros de Kiddiepunk sont tirés en édition limitée. Ils ne sont pas tirés à beaucoup d’exemplaires, de cette manière, quand ils sont épuisés, il n’y en a plus pour toujours.
    En tant que fan et collecteur moi-même, j’ai toujours apprécie ce genre de choses.

    Comment sélectionnez-vous les artistes, la musique et les films ?
    Le processus est toujours différent. Parfois Je vais simplement voir quelque qui me plaît, mais souvent les artistes avec qui Kiddiepunk collabore, sont des amis à moi, qui se trouvent être des artistes que j’admire. Mais ce qui m’importe le plus, c’est le contenu et le style du travail. J’ai passé de nombreuses années à développer quelque chose d’esthétique, un « look » pour Kiddiepunk, donc peu importe ce qu’on fait, cela doit pouvoir entrer dans ce monde.

    Je vois Kiddiepunk comme un grand projet artistique en cours à bien des égards. On n’opère pas vraiment comme les autres éditeurs. J’essaye de créer une cohésion à travers chaque parution. J’aime que tout que tout fasse partie d’un même monde. J’aime également l’idée que si on met tout ensemble, ils pourraient raconter une histoire ou présenter une plus grande image.

    Comment se passe le travail avec les artistes ?
    Je travaille de manière très étroite avec tous les artistes, souvent sur une longue période. Ce n’est pas inhabituel pour nous de passer presque un an ensemble sur une seule parution. Par chance, c’est la partie du travail que j’aime le plus. C’est très agréable de pouvoir collaborer avec un artiste et prendre du temps pour tout rendre parfait.

    Quels sont vos projets à court ou long terme ?
    Nous avons plusieurs numéros à venir, mais j’aime les garder secrets (rires) !
    Pour le moment, je viens de finir une production d’un court-métrage documentaire que Kiddiepunk a produit. Il parle d’un garçon de 19 ans qui vit en banlieue parisienne. Enfant, il vivait dans l’Oklahoma, où il a subi l’expérience traumatisante d’une tornade qui a tué son frère. Depuis, il a la phobie des tornades et des orages. Dans le film, il décide que le meilleur moyen de dépasser cette peur est de peindre une tornade sur lui-même, donc c’est ce qu’il fait.

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